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Juste pour rire - Quand les humoristes font rire... jaune
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Pierre Richard

JUSTE POUR RIRE

Quand les humoristes font rire... jaune

Michelle Coudé-Lord
13-07-2009 | 07h38

Vous pensez que les humoristes font toujours rire ? Ceux qui doivent les traiter aux petits soins le temps d'un festival rient parfois jaune. «L'artiste, celui avec un grand A, peut être parfois surprenant. Ces humoristes sont adulés pour leur créativité, mais dans le quotidien, ce sont des gens insaisissables, vivant un peu dans leur bulle, ce qui en fait des êtres fascinants», souligne Sylvie Savard, responsable de l'équipe des communications, qui a récupéré pour nous quelques anecdotes de coulisses.

  • Quand les artistes européens arrivent en ville pour un long moment, on leur donne la possibilité d'avoir un cellulaire. Mais, comme tout le monde arrive en même temps, la gestion des téléphones se complique. Résultat : la vedette française Pierre Richard a reçu un téléphone prévu pour les transports. Si bien que dès huit heures le lendemain matin, les gens de l'accueil l'appelaient pour qu'il aille chercher des artistes à l'aéroport. Très généreux, il a pris tous les noms et les numéros de vol, croyant que c'était une coutume de chez nous que de s'entraider de la sorte.

  • Voulant faire vivre une expérience unique à un journaliste, nous avions eu l'idée de lui faire passer une soirée dans la peau de Victor, le bonhomme vert de Juste pour rire. Le voilà donc déambulant dans la rue, allant voir les gens. Tout se passait bien jusqu'au moment où un enfant, pris de panique, lui a donné un coup de pied dans les parties! Victor s'est soudainement écroulé. On l'a relevé et il a convenu qu'être une mascotte était un métier dangereux qui devait être fait par un professionnel.

  • Un humoriste anglophone, Bill Hader, qui présente une grave allergie aux noix, a mangé un croissant dans un bistro de Montréal. Il a dû être transporté d'urgence à l'hôpital. Quelques heures plus tard, il donnait son show.

  • Un humoriste a déjà manqué son propre spectacle au Festival. Il avait oublié de prendre son avion à Toronto.

  • Chaque année, on a un artiste qui oublie de renouveler son passeport.

  • Nous avons déjà perdu le grand Pierre Richard lunatique en plein centreville.

    Nous avions rendez-vous dans le restaurant tout près de son hôtel. Il nous a dit qu'il voulait marcher et qu'il connaissait l'endroit. C'était à quelques minutes de son hôtel. Or, il n'est arrivé qu'une heure plus tard: on l'a retrouvé perdu sur Sainte-Catherine. "Le plus drôle, c'est qu'il croyait que nous étions nous-mêmes perdus", racontent Sylvie Savard et son équipe.

  • L'animateur d'un gala anglophone n'était pas satisfait de son hôtel ; il a changé d'endroit sans nous avertir. Une voiture est venue le chercher à son ancien hôtel comme prévu pour l'amener au Théâtre Saint-Denis, mais l'humoriste manquait toujours à l'appel. On l'a retrouvé quatre heures plus tard.

  • Par erreur, une jeune fille qui s'occupait de placer les humoristes dans les loges du Théâtre Saint-Denis a mis Patrick Huard à côté de Laurent Gerra, qui était alors le nouvel amoureux de l'ex de Patrick Huard, Lynda Lemay... Ouf!

  • En 2008, une grève s'est déclenchée dans notre hôtel officiel le jour de l'arrivée de nos Européens...

  • Dans le cadre des Arts de la rue, en 2006, le déambulatoire Perle des Plasticiens Volants faisait une représentation avec d'énormes structures gonflables attachées par des cordes. Dame Nature a eu un sursaut d'humeur, le vent s'est levé et on a perdu un gros poisson... On l'a retrouvé quelques jours plus tard rue Sherbrooke, toujours en plein vol.

  • Le fameux quatuor européen PaGaGnini devait présenter un extrait dans un gala Juste pour rire, et ce, dès la fin de son spectacle, qui était donné dans une autre salle. Or, voilà qu'à leur arrivée au Saint-Denis, il manquait deux musiciens. Ils sont apparus quelques secondes à peine avant d'entrer en scène. Ils étaient simplement allés prendre une bière et découvrir Montréal. Ils ne savaient pas qu'il fallait faire vite.

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