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Reliques du passé - Montréal, ville de ruines
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Montréal, l'une des villes les plus riches en ruines industrielles.

RELIQUES DU PASSÉ

Montréal, ville de ruines

Frédéric Perreault - Vidéoreporter
05-06-2009 | 15h16
Montréal fut longtemps considéré comme étant l’une des capitales industrielles de l’Amérique du Nord. Grâce à son port, qui est le plus vaste port de mer intérieur, nombre d’industries s’y sont installées à la fin du XIXième et au début du XXième siècle.

Avec la construction de la voie maritime, la fin de la Deuxième guerre mondiale et les différentes conjonctures économiques, plusieurs usines ont dû fermer leurs portes, nous laissant un nombre considérable de bâtiments abandonnés qui font aujourd’hui partie du paysage montréalais.

Ainsi, le Silo no.5, la Canada Malting Plant, la Geo Reed Plant, la brasserie Dow sont devenus d’imposants monuments, qui reflètent le souvenir d’une révolution industrielle qui a fait naître des quartiers comme Saint-Henri, Rosemont ou Griffintown. D’un autre côté, ces fantômes d’autrefois ont une allure menaçante qui nous est guère invitante.

Guère invitante pour la plupart des Montréalais, mais attirante pour d’autres. Ces oeuvres architecturales ne sont pas complètement abandonnées car un certain nombre d’explorateurs urbains, souvent photographes, s’y retrouvent pour capturer et s’imprégner de ces reliques du passé.

«Nous avons comme principe l’expression: Take only pictures, leave only footprints. En d’autres mots, nous ne faisons que prendre des photos et nous laissons tout intact afin que les autres amateurs de ces visites puissent profiter pleinement de ces vieilles bâtisses», souligne Serge Maheu, photographe.

Évidemment, cette activité n’est pas permise et représente une certaine part de danger car ces usines ont souvent été lourdement endommagées par les signes du temps en plus d’avoir été la proie de vandales. «Il ne faut jamais visiter ces bâtiments seuls, c’est beaucoup trop dangereux et s’il y a accident, personne ne peut nous aider», indique Maheu qui, déconseille ce type de visite.

Notons qu’en 1994, un étudiant londonien avait été découvert plusieurs mois après son décès, dû à une chûte, au fond de la station de métro abandonnée de Brompton Road.

«Pour moi, visiter ces lieux, c’est plutôt une recherche artistique. On oublie souvent ces merveilles architecturales qui font partie du décor montréalais. La photo permet de conserver cette mémoire», nous rappelle le photographe qui nous partage ces souvenirs sur son site web www.sergemaheu.com

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