AU TÉLÉPHONE POUR L'EXPO IMAGINEAllo! C'est Yoko Ono! Michelle Coudé-Lord 22-05-2009 | 13h30
Ellis Steinberg, un étudiant en psychologie de Concordia peut maintenant se vanter d'avoir jasé pendant deux minutes avec la femme mythique de John Lennon. Depuis le début de l'exposition Imagine au Musée des Beaux-arts de Montréal une vingtaine de personnes ont eu leur moment de gloire au bout du fil avec Yoko. Une exposition qui remporte déjà un vif succès avec plus de 80 000 visiteurs et qui atteindra son paroxysme mardi prochain avec la journée hommage du bed-in de John Lennon et Yoko Ono, le 26 mai, à la suite 1742 à l'Hôtel Reine-Elizabeth. Au musée où plusieurs spectacles seront présentés. Au fait, des activités auront lieu toute la semaine dans la verrière du musée et plusieurs artistes pour la paix se manifesteront et donneront un spectacle, dont Catherine Major, Mara Tremblay, Daniel Lavoie. Mardi prochain, Espace musique diffusera des émissions spéciales en direct du musée.
Pour cette semaine anniversaire du bed-in, le musée sera exceptionnellement ouvert jusqu'à 21 heures.
Yoko au bout du filOr, il y a une chose qu'Ellis Steinberg voulait vivre durant cette exposition et c'était parler à Yoko Ono. Cette dernière s'était engagée avec le musée à faire sonner le téléphone installé dans la salle de l'exposition et à partager quelques mots sur la paix avec les visiteurs. «Certaines personnes restent pendant des heures près du téléphone en espérant être le chanceux qui recevra l'appel de Yoko», raconte Sylvie Deslauriers la porte-parole du musée. Or, ce fut le cas d'Ellis Steinberg. La première fois qu'il a visité l'exposition, il est resté six heures près du téléphone, mais Yoko n'a pas appelé ce jour-là. Or, le 24 avril dernier, Ellis décide de retourner. Il était à quelques minutes de la fermeture du musée. «C'est ce qu'on appelle une rencontre avec son destin. Je suis rentré par miracle, je me suis dirigé vers le téléphone et voilà que j'ai entendu une sonnerie... je ne le croyais pas. J'ai répondu et j'ai entendu la douce voix de Yoko Ono. C'était incroyable», raconte le jeune homme au Journal de Montréal.
Une douce voixEt Yoko Ono ne l'a pas déçu. «Elle m'a parlé de paix, m'a demandé mon avis sur ce qu'on devrait faire. Elle était sensible, charmante et tellement humaine. Par elle, j'avais l'impression de parler à mon idole John Lennon. Je sentais tellement une belle énergie. Je lui ai dit que, comme elle, j'aimais les échecs et que je pouvais aller jouer une partie avec elle à New York... elle m'a répondu gentiment être très occupée...», ajoute Ellis en riant. Son aventure ne s'arrête pas là, car pour fêter le bed-in, il a loué la fameuse suite de John et de Yoko avec des amis pour célébrer cet anniversaire. Il n'a pu toutefois la louer le 26 mai, ni le 1er, jour où la chanson Give Peace a Chance a été composée, car la fameuse suite est réservée depuis deux ans, au coût de 600$. La directrice du musée, Nathalie Bondil aura réussi à nouveau son pari. On prévoit que l'exposition Imagine dépassera les 150 000 visiteurs d'ici le 21 juin. Du 26 au 30 mai les Artistes pour la Paix proposent une Heure pour la paix, de 18h à 19 heures, au Musée des Beaux-arts. |