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ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA DANSE

Situation précaire

Michelle Coudé-Lord
Le Journal de Montréal
24-04-2009 | 09h59
Après le milieu du théâtre, au tour de celui de la danse de tenir des États généraux ce week-end à Montréal. Le milieu de la danse est aussi un parent pauvre de la culture. Selon les dernières données de l'Observatoire de la culture, le revenu d'emploi annuel moyen des 1 290 danseurs professionnels est de 13 244$. Au cours des cinq dernières années, ce revenu a connu une diminution de 15 %.

Et le public n'est pas toujours au rendez-vous. Toujours selon l'Observatoire de la culture, la part de la danse dans l'assistance totale aux spectacles en arts de la scène est à peine de 3,9% en 2007.

Le métier de danseur expose aussi à de nombreuses blessures. Le temps et les coûts d'entraînement, de même que ceux liés au recours aux professionnels de la santé, sont en grande partie assumés par les danseurs.

Les opportunités d'emploi ne sont pas nombreuses pour les danseurs, étant donné le nombre restreint de troupes et d'organisations. Le sentiment d'isolement est répandu.

Pour que le milieu de la danse puisse mieux vivre et parfois même survivre, il faut, selon les dirigeants de diverses troupes, trouver des moyens pour rejoindre un public plus vaste.

Pourquoi ne pas inciter les écoles à découvrir les troupes de danse?

Dans un document qui fait état de la situation difficile de la danse au Québec, l'une des premières pistes de solution évoquées est de «favoriser les sorties scolaires à la danse professionnelle» comme on a commencé à le faire pour le théâtre.

On parle aussi de soutenir encore plus efficacement les compagnies de danse et les chorégraphes indépendants, présents dans toutes les régions du Québec.

Financement difficile

Le financement public et privé des troupes de danse au Québec est très difficile. L'aide privée représente moins de 15 % des revenus des compagnies de danse. Le peu d'artistes connus du grand public n'encourage pas le mécénat et les commandites, et le contexte économique actuel n'aide pas.

C'est ainsi que, durant tout le week-end, plus de 300 personnes sont attendues à ces seconds États généraux de la danse. En 1994, le milieu de la danse avait tenu une telle séance de réflexion.

Or, quinze ans plus tard, la situation demeure très précaire.

Les danseurs appellent à l'aide.

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