CRITIQUECavalia: la magie opère toujourspar Martin Morin 22-04-2009 | 01h30
Rien de tel que de voir une telle bête courir librement en pleine campagne. Toutefois, pour les citadins à qui cette occasion échappe, Cavalia permet d’y goûter un peu.
Tout n’est pas cheval dans ce spectacle – même s’il en demeure la pierre d’assise. Le rapport humain-animal est au cœur du sujet, mais les acrobates (et excellents cavaliers) insufflent une seconde dose de poésie à l’ensemble, qui n’en manque pas. Bien sûr, presque tout est chorégraphié ici, mais ce sont véritablement les éléments «libres» qui suscitent les meilleures réactions, tant chez les spectateurs que sur la scène. A ne pas passer sous silence : l’apport musical. Michel Cusson – génial ex-Uzeb – marque encore de son fer. Chapeau aux musiciens – tous excellents – qui occupent une présence vraiment très importante dans Cavalia. Sans eux, l’effort perdrait de son panache. À voir, par amour pour le cheval ou pour envier, un instant, un état d’âme souvent inaccessible. Cavalia en chiffresNombre de spectateurs: Plus de deux millions Nombre de représentations: Plus de 1300 en cinq ans Les artistes: 35 acrobates, danseurs et cavaliers; 7 musiciens Les chevaux: Une quarantaine de chevaux - tous mâles - dont 20 étalons; 11 races différentes. Les chevaux consomment 17 500 balles de foin, 16 500 kg de moulée et 800 kg de carottes annuellement. Le chapiteau et le site: Huit tentes. Le chapiteau principal fait 30 mètres de haut. Un écran de 70 mètres sert de toile de fond aux projections et effets multimédias. La scène fait 50 mètres de large, et est composée de 2500 tonnes de sable. La salle peut accueillir jusqu'à 2004 spectateurs. La tournée et les déplacements: 120 personnes occupent un emploi permanent; 200 autres sont embauchées localement à chaque ville visitée. Une centaine de remorques sont nécessaires pour déplacer l'équipement et les chevaux. |