CAVALIAÀ l'abri de la criseDany Bouchard Le Journal de Montréal 15-04-2009 | 09h32
De retour à Montréal, le spectacle équestre Cavalia passe sous le radar de la crise économique. «Tout le monde a un peu peur de la crise économique, moi inclus, commence Normand Latourelle, le président et directeur artistique du spectacle, mais actuellement, la prévente de nos billets à Montréal est la meilleure que nous ayons eue depuis qu'on vient ici», admet-il. Normand Latourelle cite l'exemple de Phoenix, en Arizona, d'où le spectacle revient tout juste. «L'Arizona est le deuxième État le plus touché par la crise immobilière. Là-bas, on a fait des chiffres à peu près identiques à la dernière fois où on y est allés», dit-il. Cavalia, qui voyage avec une équipe de 120 personnes et de 65 chevaux, n'aura donc pas à subir les coupures et les compressions de personnel. «Les gens continuent de vouloir se divertir. Pendant deux heures, les gens qui viennent voir Cavalia oublient leurs soucis, leurs problèmes», note M. Latourelle.
Plus de chevauxÀ compter du 21 avril, Cavalia sera présenté pour une cinquième fois dans la grande région de Montréal, sous le grand chapiteau blanc érigé à l'angle des autoroutes Métropolitaine et Décarie. «En tout, 550 000 spectateurs ont vu Cavalia à Montréal, note fièrement le créateur. Il y a Broue devant nous, mais c'est un record au Québec pour un seul et même spectacle.» Le spectacle est peut-être le même, mais il a été considérablement revu. «En 2002, on avait 30 chevaux dans le spectacle. En 2006, on en avait 45 et maintenant, on en a 65. La moitié des artistes sont nouveaux et la moitié des chevaux aussi. On a ajouté beaucoup d'éléments acrobatiques», souligne Normand Latourelle. Ces dernières semaines, Normand Latourelle et son équipe de création ont planché sur un deuxième spectacle de Cavalia. «Je travaille sur un autre spectacle. Actuellement, on a une cinquantaine de chevaux qui sont en formation dans une ferme de Sutton, confie-t-il. «Quand on a pensé Cavalia, on croyait faire trois ans. Mais avec Cavalia, c'est de surprise en surprise, de succès en succès.»
ImprovisationDepuis sa création, le spectacle a visité une trentaine de villes au Canada, aux États-Unis, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Espagne et au Portugal. «On ne planifie pas beaucoup et il y a une bonne part d'improvisation dans ce qu'on fait, admet M. Latourelle en précisant qu'il essaie, autant que possible, de ne pas croiser le Cirque du Soleil sur sa route. «Cette fois-ci, à Montréal, ce sera la première fois qu'on se trouve dans la même ville que le Cirque», dit-il. Éventuellement, la troupe s'attaquera aux marchés de l'Asie et de l'Amérique du Sud. |