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25 ans - Le Cirque du Soleil dévoile Ovo
© Jocelyn Malette
Des dizaines d’insectes à l’échelle humaine s’activent sur scène dans des costumes flamboyants et originaux.

25 ANS

Le Cirque du Soleil dévoile Ovo

Dany Bouchard
Le Journal de Montréal
08-04-2009 | 06h35
Le Cirque du Soleil a dévoilé hier une partie de sa 25e création: Ovo, qui propose une incursion dans le monde grouillant des insectes.

En portugais, «ovo» signifie «oeuf». «C'est de l'oeuf que viennent les insectes. L'oeuf signifie la naissance, l'énigme, le mystère», explique la directrice de la création du spectacle, Chantal Tremblay.

Dans cette nouvelle production (la 25e en 25 ans d'existence), le Cirque du Soleil a abandonné l'idée de raconter une histoire et donne plutôt un thème général au spectacle: les insectes, ou l'humain dans la biodiversité.

«Deux mots son importants: mouvement et énergie, répète la metteure en scène et chorégraphe, Deborah Colker, originaire du Brésil.

«Ce spectacle-là porte sur les mouvements au quotidien, comme dormir, grandir, marcher, manger.»

Le thème du spectacle est aussi en ligne directe avec la lutte de Guy Laliberté pour donner accès à l'eau portable à tous dans le monde, à travers sa fondation One Drop.

Des insectes à l'échelle humaine

Sous le grand chapiteau jaune et bleu installé dans le Vieux-Port de Montréal, le Cirque du Soleil a présenté hier un extrait de 20 minutes de son nouveau spectacle.

Des sauterelles, des fourmis, des coccinelles, des araignées et des scarabées ont envahi la scène dans des costumes flamboyants, aux couleurs très vives de vert lime, d'orange, de jaune et de rouge.

Les journalistes présents ont pu assister à un numéro d'antipodisme icarien, réalisé par six artistes qui ont utilisé leurs pieds pour habilement jongler avec des tranches de kiwis géantes et des épis de maïs disproportionnés.

Un acrobate en équilibre sur un fil mou a exécuté de spectaculaires prouesses, perché à plusieurs mètres au-dessus de la scène. La présentation s'est terminée sur un numéro d'aéroport, avec des artistes sautillant et virevoltant dans les bras les uns des autres.

Les maquillages sont apparus très colorés. La scénographie, somme toute assez simpliste, s'est résumée hier à une sorte de feuillage installé en fond de scène. Quant à la musique, elle est cette fois-ci très rythmée, influencée par les pays du sud, avec ses percussions insistantes.

«C'était important pour nous que le spectacle soit très ludique, divertissant et up beat, confie Daniel Lamarre, le président et directeur général du Cirque du Soleil, en faisant allusion aux temps difficiles qu'impose la crise économique.

«Les gens viennent ici pour s'amuser, on veut que les gens sortent d'ici en disant: On a oublié nos problèmes.»

Ovo compte neuf numéros, dont un de contorsion (dans une toile d'araignée), un autre de rebond (sur des murs, des trampolines et un power track), un numéro de trapèze volant (le plus grand du genre à être présenté sous un chapiteau), et un d'équilibriste.

Place aux femmes

Au total, 53 artistes de 13 pays différents font partie de la distribution de Ovo. Parmi eux, six sont Québécois.

À peu près 95%de l'équipe de création est composée de nouveaux venus au sein du Cirque du Soleil.

Fait à noter, il s'agit du tout premier spectacle mis en scène par une femme (Deborah Colker), et dont la direction de création est confiée à une femme (Chantal Tremblay).

«53 % des employées du Cirque sont des femmes, souligne Daniel Lamarre, alors que deux femmes dirigent ce spectacle-là, ça leur envoie un message. C'est très significatif.»

Le budget du spectacle oscille entre 25 et 30 M$, soit le budget moyen d'un spectacle de tournée.

Ovo sera présenté sur les quais du Vieux-Port de Montréal, du 23 avril au 19 juillet prochain. La première mondiale est prévue le 8 mai.

Le spectacle sera ensuite présenté à Québec, à Toronto, puis aux États-Unis.

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