FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRELes insomniaques s'amusent!01-03-2009 | 09h45
Du monde, du monde et encore du monde. Un peu partout où 24 heures s’est pointé, les gens s’agglutinaient, observaient, entraient et sortaient. Sans aucun doute, la métropole, à l’instar des grandes villes du monde, est éprise de cette folie nocturne, qui s’inscrit dans le cadre du festival Montréal en lumière. Spectacles de DJ, cinéma, danse, art, littérature, théâtre, poésie, feux d’artifice, performance, il y en a vraiment pour tous les goûts. Le programme est en fait d’une abondance et d’une variété impressionnante: 165 activités avaient lieu à 114 endroits différents. Sachant que les transports en commun offraient du service toute la nuit, c’était une occasion en or de rentrer à la maison bien rassasié. La tournée 24 heuresPremière escale, le salon Coupe bizarre, sur le boulevard Saint-Laurent, pour une performance inusitée. À cet endroit, les visiteurs assistaient à l’événement Urgence bizarre, une soirée ambiance clinique pendant laquelle une escouade de chirurgiens déshumanisés se chargeaient «d’opérer» la tignasse de volontaires téméraires. Le traitement, bien que professionnel, semble visiblement, pour plusieurs, brutal et non négociable. Endroit bondé de monde intrigué. Ensuite, changement complet de registre à la librairie Gallimard, un peu plus au sud, où l’on proposait Nuit blanche pour roman noir, une soirée de lectures publiques à la saveur polar. Chacun avait plus ou moins cinq minutes pour lire des extraits du bouquin de son choix. Quelques activités plus tard, nous voici au Musée d’art contemporain, où les visiteurs avaient droit, entre autres, à la rétrospective du travail de Claude Tousignant, une exposition qui couvre 50 ans de sa carrière en 80 œuvres. Le MAC était noir de monde qui déambulait au gré des tableaux abstraits. Au rez-de-chaussée, dans le hall du musée, des haut-parleurs projetaient les sons rock de la DJ de soirée, Abeille Gélinas, tandis que dehors, c’est Mutek et NeoGrafik qui peignaient le mur d’un édifice avec un écran (tactile) de projections. Tout près, sur l’Esplanade, un cinéparc en plein air avait élu domicile, alors que dans la Place des Arts, au Hall des Pas perdus, Les Imprudences se donnaient en spectacle avec des improvisations dansées. Quelques coins de rue vers l’ouest, l’édifice Belgo a carrément aspiré les foules toute la soirée. Des milliers de personnes ont arpenté les corridors de ce haut lieu de la création et de la diffusion de l’art montréalais. Au menu, des artistes hétéroclites faisaient connaître leurs créations dans plusieurs studios. Au centre-ville, l’immeuble est un lieu prisé des amateurs de la Nuit depuis les premières années. On ne sait presque plus à quelle heure, c’est au Métropolis que s’est joué l’étape finale de la nuitée. Là, on y est pour danser au son des groupes rock et des DJ invités. Et à y voir tous les gens rassemblés, on comprend que la Nuit blanche est à Montréal pour rester. Ce happening 2009 en est à sa sixième expérience. L'an dernier, près de 200 000 personnes ont pris part à l’événement. |