NOUVEAU SHOW DE LAURENT PAQUINLe facteur humainMarc-André Boivin 18-11-2008 | 16h51
«Le spectacle sera dans l’esprit de Tout est relatif, tout en essayant d’aller ailleurs. J’ai l’impression que mon deuxième show ressemblait au premier, mais avec plus de contenu. Disons qu’aujourd’hui, je m’inquiète moins à savoir si les gens vont m’aimer ou non. Quand ils savent que t’es une bonne personne, tu peux parler d’à peu près n’importe quoi, ce qui n’était pas le cas en début de carrière», affirme l’humoriste en se rappelant un numéro où il jouait un animateur de pastorale pas trop catholique, qui disait des énormités, alors qu’il n’avait pas encore fait l’École nationale de l’humour. Ceux qui trouvaient que Tout est relatif varlopait pas mal, attachez votre tuque car, foi de Laurent Paquin, le prochain pourrait fesser un peu plus fort. «Je vais moins me gêner. L’été dernier, j’écrivais un numéro pour Juste pour rire et je me demandais comment je pouvais grafigner un peu plus. Je l’ai fait sur les niaiseux qui ne savent pas qu’ils le sont et qui, si on leur dit pas, vont continuer à progresser et à avancer dans la société. Alors je me suis mis à nommer des noms comme Josée Verner, par exemple. Et c’était bien avant les coupures en culture», lance-t-il en riant. Jonathan Roy et les députés adéquistes y avaient également goûté.
Ligne directriceL’humoriste semble déjà avoir trouvé une bonne ligne directrice pour son troisième one-man-show, pensant présentement exploiter le facteur humain. «Le facteur humain, c’est l’élément impossible à prévoir dans tous les projets que l’on entreprend. Tu planifies tout, mais le facteur humain vient tout scrapper. Je trouve que c’est une ligne directrice intéressante. Par exemple, on augmente la sécurité sur nos routes de toutes les façons possibles. Mais les automobilistes font preuve de relâchement, ce qui cause plus d’accidents quand même. L’humain trouve toujours le tour de tout gâcher», explique le papa d’un petit garçon de trois ans. Pas question, malgré les Olivier remportés en 2007 pour le spectacle de l’année et l’auteur de l’année, que Paquin se mette davantage de pression en prévision du nouveau spectacle. «J’étais content de les recevoir, mais honnêtement, ça ne change pas grand-chose dans la vie. Tu ne vends pas plus de billets à cause de ça, mais ça fait plaisir et ça se place bien dans un cv. Je crois qu’une émission comme Tout le monde en parle a plus d’impact qu’un trophée», conclut Paquin qui écrit la majorité de ses gags lui-même, mais qui compte tout de même faire appel à quelques collègues pour compléter un spectacle de qualité, comme ce fut le cas lors des spectacles précédents. |