PRINCE OF WAR 2Le breakdancing, plus vivant que jamaisHubert Lapointe 15-11-2008 | 21h17
Une compétition pour les jeunes de 9 à 15 ans vient de prouver hors de tout doute que le breakdancing connaît actuellement son heure de gloire. Baptisée Prince of war 2, la 2e édition de la compétition en question réunissait une cinquantaine de danseurs-acrobates, aujourd’hui, dans les nouveaux locaux du Studio Party Time de Québec. «Le niveau des participants est vraiment plus haut que l’an dernier», affirme Guildo Griffin, président-directeur général et fondateur du Studio Party Time. Ayant fait son entrée dans l’univers du breakdancing en 1984, M. Griffin a qualifié l’engouement de l’époque de «fou raide». En effet, la curiosité née de l’effet de nouveauté avait gagné de nombreux adeptes, et ce, jusqu’au début des années 90. Par la suite, le breakdancing a perdu de son attrait pendant près d’une décennie. Par la suite, la popularité croissante de compétitions d’envergure telle Battle of the year, qui célébrera d’ailleurs son 20e anniversaire en 2009, aurait fait en sorte de redorer l’image de la discipline. Qui plus est, l’avènement des sports extrêmes au début des années 2000 aurait contribué à bâtir les désormais solides fondations du breakdancing. «Le breakdancing sert souvent de catalyseur spectaculaire dans les émissions populaires, les publicités et les vidéoclips. Présentement, nous sommes là-dedans», a indiqué M. Griffin.
Relève époustouflanteAu Québec, cette popularité du breakdance signifie la formation d’une relève époustouflante. «Ils seront capables de faire des mouvements synchronisés avec la musique, ce qui n’est pas facile. Une fois adultes, ils vont torcher tout le monde», affirme avec certitude Guildo Griffin. Bertrand Lirette, fondateur du site Quebec Bboys aussi connu sous le pseudonyme B-boy Twister (b-boys et b-girls sont les termes utilisés pour désigner les jeunes adeptes du breakdance), est venu à Québec observer et filmer la compétition. «Le calibre est très relevé, dit M. Lirette. Les jeunes sont surprenants. C’est l’fun de voir l’évolution des jeunes qui grandissent et prennent de la confiance.» À son avis, les Québécois ont tendance à prendre de l’expérience et à partir pour Boston, New York ou encore, Vancouver: «Ils vont plus vers l’extérieur. C’est ça que les gens cherchent. Dans cinq ou dix ans, il y aura des petites machines partout!», croît. Venu expressément de Montréal, le jeune Alex Barnes, 12 ans, avait hâte d’affronter ses homologues de Québec. B-boy depuis près de quatre ans, il considère dommage qu’il y ait moins de danseurs de breakdance ici que dans le reste du monde. Toutefois, il sait le sport passionnant et croit de tout cœur que le nombre d’adeptes augmentera de façon significative dans les prochaines années. En attendant, le jeune Barnes ne souhaitait qu’une chose aujourd’hui: «Être meilleur que ceux de Québec». |