D’HIVER CITÉLast-call pour Boucar DioufMarc-André Boivin 04-11-2008 | 18h42
Supposées vacances parce que s’il ne monte plus sur les planches pour faire rire les Québécois, du moins jusqu’en 2010. Mais le Sénégalais d’origine travaille à un paquet de projets. Ce ne sont effectivement pas les idées qui manquent dans la tête de celui qui sera de retour l’été prochain comme coanimateur de la quotidienne Des kiwis et des hommes. «Il y a maintenant trois ans que je fais D’Hiver Cité et je crois que ce spectacle a fait son temps. En tout cas, moi, j’ai envie de passer à autre chose. Je ne me trouve plus drôle. Il arrive un moment où tu as l’impression d’avoir fait le tour tellement tu as fait le texte souvent. Ce que j’aime toujours faire durant le spectacle, par contre, c’est de répondre aux questions des gens sur toutes sortes de sujets à la fin. J’aime ça parce que je peux improviser. Ça peut durer jusqu’à ce que les techniciens nous foutent dehors parce qu’ils n’en peuvent plus», admet l’humoriste. Nouveau spectacleBoucar Diouf, qui sera notamment à l’Anglicane de Lévis le 7 novembre prochain et à Beloeil le lendemain, a tout de même déjà bien amorcé l’écriture d’un tout nouveau spectacle. En fait, 80% du matériel a déjà été écrit. «Ça va porter sur la science. Tout le monde me dit que c’est difficile de faire de l’humour à partir de la science, mais c’est le défi que je me suis imposé. J’ai quand même choisi un sujet d’intérêt général, soit la physiologie de la reproduction. Je ne parle pas de cul ici. C’est plutôt la vérité sur la procréation et sur les relations amoureuses», explique Boucar Diouf. Toutefois, l’humoriste est catégorique. Même si le spectacle est avancé, on ne le verra pas avant une bonne année et demie. C’est qu’il se fait aussi chanteur à ses heures. «Le prochain spectacle que je projette en est un musical. Nous enregistrons en ce moment un album à Montréal. C’est une sorte de mélange entre la musique du monde et la musique traditionnelle québécoise. L’album pourrait sortir à l’automne 2009. Il nous reste à trouver une maison de disque», souligne-t-il en mentionnant que sa conjointe est derrière les musiques de cet album alors que lui s’est chargé de l’écriture. Un retour à l’enseignement avec ça? Pourquoi pas. Boucar Diouf admet qu’il s’ennuie de cet aspect de son métier, lui qui a enseigné huit ans à l’UQAR et qui consacre aussi beaucoup de temps à donner des conférences sur la diversité culturelle, sujet pour lequel il a aussi écrit un livre. |