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Après un succès retentissant à Terrebonne - Ténor recherché à travers le Québec
© Marc-André Boivin/Canoë
Benoît Brière est de la distribution de la pièce Ténor recherché de Ken Ludwig, pièce qui part en tournée à travers le Québec.

APRÈS UN SUCCÈS RETENTISSANT À TERREBONNE

Ténor recherché à travers le Québec

Marc-André Boivin
03-11-2008 | 23h40
Elles sont rares les productions théâtrales qui s’offrent le luxe d’une grande tournée. Mais disons qu’après un succès retentissant comme celui qu’a connu la pièce Ténor recherché vue par 35 000 personnes au théâtre d’été de Terrebonne, il n’est pas étonnant d’apprendre que la pièce sera présentée à 35 reprises dans 28 villes du Québec.

«Ç’a été vraiment un gros succès lors de l’été 2007. Nous avons vendu 97,2% des places disponibles, ce qui est quand même incroyable, tout comme la distribution d’ailleurs. J’ai le cul bordé de nouilles de pouvoir travailler avec tous ces comédiens de talent», confie d’entrée de jeu Benoît Brière.

Distribution de qualité

Vrai qu’en plus de ce dernier, la distribution n’est pas piquée des vers. Nathalie Mallette, Patrice Coquereau, Dominique Pétin, Adèle Reinhardt, Louis-Georges Girard et Jacques Girard en plus de Chantal Baril, voilà qui est impressionnant. «C’est juste des deux de piques qui coûtent cher en plus», lance le comédien à la blague, évidemment. C’est d’ailleurs ce dernier qui est, depuis 2007, codirecteur artistique du Théâtre d’été de Terrebonne, qui a proposé cette pièce qu’il a traduite en compagnie de Perry Schneiderman qui signe la mise en scène

La création de Ken Ludwig raconte l’histoire du ténor Tito Merelli qui doit chanter dans Othello à l’Opéra de Montréal. Max, l’assistant du directeur de l’établissement, attend impatiemment notre Tito, qui arrive avec sa conjointe Maria, une femme plutôt jalouse et qui doit composer avec les groupies de son mari.

«Dès que je l’ai lue, je suis tombé en amour avec cette pièce alors je l’ai proposée pour Terrebonne et on m’a dit oui, à une condition, soit que je joue dedans. J’ai accepté même si je m’étais promis que je me contenterais du job de directeur artistique. Je me suis en quelque sorte f… moi-même, sans toutefois avoir de plaisir», ajoute Brière toujours en riant.

Ce dernier souligne qu’il y avait bien des adaptations de la pièce en français, mais qu’aucune ne rendait justice au rythme que Ludwig imposait aux comédiens et aux situations dans la pièce originale. «Nous l’avons donc retraduite et réadaptée au complet pour avoir ce rythme. Ce n’est pas que ce n’était pas bon, mais la version anglaise est réglée au quart de tour, alors nous avons donc refait le travail avec rigueur, histoire d’être le plus fidèle possible», mentionne-t-il.

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