HUMOURUn marché qui a été plus difficile à percerMarc-André Boivin 21-10-2008 | 06h06
Signe que tout cela est chose du passé, des supplémentaires au spectacle du 3 décembre prochain ont déjà été annoncées entre le 26 et le 28 mars 2009 à la Salle Albert-Rousseau. «Il faut dire qu’à l’époque, nous avions une très grosse machine contre nous autres. Jeff Fillion nous incluait dans ce qu’il appelait la clic de Montréal. Il faut lui donner ce qui lui revient, il inventait très bien, car c’était souvent n’importe quoi», souligne José Gaudet. «C’est un excellent communicateur, ça il n’y a pas de doute là-dessus, mais il y a un danger quand on fait une émission quotidienne comme lui. On devient prisonnier de ce personnage qui doit toujours être de l’autre bord de la ligne. Tu finis par te brûler. Il devait bien y avoir des journées où il était de bonne humeur. C’est tout de même un style de radio qui est très rassembleur, mais imagine l’impact qu’il aurait eu s’il avait été plus positif», lance de son côté Mario Tessier en riant. «N’empêche, petit à petit, on faisait notre chemin, tranquillement, mais sûrement. Nous sommes venus chercher les gens de Québec un par un. Pour entrer dans le marché, il fallait venir ici plus souvent et on aime vraiment Québec pour y avoir travailler tous les deux. Ça nous permettait de venir passer quelques jours pour travailler le marché, s’amuser et se dévisser la tête», ajoute Gaudet. «C’est correct que ce soit passé comme ça. Cela nous a forcé à nous remettre en question, à nous demander ce que nous pouvions faire de plus et de mieux pour que les gens de Québec embarquent eux aussi», poursuit Mario Tessier.
Rodage terminéRencontré à la fin du mois d’août alors qu’ils étaient venus présenter la programmation de la Salle Albert-Rousseau, le duo expliquait que leur spectacle était alors toujours en rodage, étape qui est maintenant terminée, une quarantaine de spectacles ayant été présentés jusqu’à maintenant. Mélange des styles, du vaudeville à la comédie de situation, en passant évidemment par le stand-up plus traditionnel, il faut croire que le Québec en entier était en manque des Grandes Gueules, qui en sont maintenant à booker des représentations pour l’année 2010. Un retour à la radio, même s’il n’est pas écarté, n’est donc pas prévu pour le moment, en autant que la formule soit un peu plus légère.
Transition«C’est un peu une transition entre ce que nous faisions à la radio, on revient avec nos succès souvenirs si on veut, et ce vers quoi nous voulons aller. Il y a avait plus d’un million de personnes qui nous écoutaient à la radio alors nous ne pouvions pas ne pas ramener nos personnages», confie Gaudet. «Mais nous les proposons dans un contexte différent. Nous avons ainsi fait attention aux gens qui nous voient et qui ne nous écoutaient pas à la radio afin que tout le monde puisse se retrouver», reprend Tessier. Les deux humoristes ont adoré travailler avec Lise Dion qui s’est chargée de la mise en scène apportant ainsi une petite touche féminine à cet univers très masculin. «Ça vraiment été formidable de travailler avec Lise. Elle est entrée dans le projet alors que nous étions déjà avancés dans le processus, mais elle nous voyait à un niveau supérieur comparativement à ce que nous avions fait avant», affirme José Gaudet. «Disons que c’est un peu plus chic. C’est un show style Vegas, mais avec les moyens de Cap-Rouge, mentionne Tessier avec le sourire. C’est plus léché, avec un œil de femme. Nous nous sommes amusés tout au long de la création du spectacle. Elle nous a questionné sur des petits trucs, elle en a enrobé d’autres et nous a appris à placer davantage les déplacements sur scène», explique-t-il. «Mais toujours avec la délicatesse d’une femme», précise Gaudet. |