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Guy Laliberté honoré - «Si tu nourris bien le cercle de la vie, la vie te le rendra.»
© Photo d'archives - Alain Décarie
L’Université Laval a décerné à Guy Laliberté un doctorat honoris causa.

GUY LALIBERTÉ HONORÉ

«Si tu nourris bien le cercle de la vie, la vie te le rendra.»

Sarah Pépin
Le Journal de Québec
19-10-2008 | 09h42
Après Céline Dion, c’est Guy Laliberté qui recevra aujourd’hui un doctorat honorifique de l’Université Laval.

Portrait du prolifique fondateur du Cirque du Soleil, qui met la main sur son premier diplôme universitaire.

Originaire de Québec, Guy Laliberté a aujourd’hui 49 ans. Il est accordéoniste, échassier et cracheur de feu de formation. Dans son parcours, pas de diplôme universitaire, puisqu’il n’a jamais fait d’études supérieures.

«J’ai tout bâti sur une théorie, a-t-il affirmé au Figaro en mai dernier. Si tu nourris bien le cercle de la vie, la vie te le rendra.»

C’est en 1984 qu’il a fondé le célèbre Cirque du Soleil, qui comptait seulement une vingtaine de saltimbanques à l’époque.

En 2008, le premier cirque d’origine québécoise de réputation internationale compte 4 000 employés dont 1 000 artistes, issus d’une cinquantaine de pays.

Guy Laliberté est le guide, l’instigateur de cette entreprise dont le siège social international est toujours à Montréal. Il en fait d’ailleurs sa fierté.

Le Cirque du Soleil présente aujourd’hui ses projets et réalisations sur les sols de Tokyo, Las Vegas, New York, Orlando, Macao…

La fortune

Il y a un an, Guy Laliberté a créé la Fondation One Drop, un organisme visant à contrer la pauvreté en favorisant l’accès durable à l’eau potable.

L’homme d’affaires a puisé dans ses économies personnelles afin de cristalliser le projet, avec un fonds de 100 millions de dollars.

Sa fortune est évaluée à environ 1,7 milliard de dollars par le magazine Forbes. Guy Laliberté se situe notamment au 707e rang dans la liste annuelle des milliardaires dressée par le périodique américain.

En août dernier, Guy Laliberté a procédé à la vente de 20 % de ses parts du cirque à deux firmes de Dubaï, dans le but d’acquérir un partenaire pour le développement de l’entreprise à l’étranger.

«Je n’ai pas vendu le cirque à des étrangers… J’ai fait un partenariat stratégique et je garde le contrôle de l’entreprise. Les créations se feront toujours à Montréal», avait-il alors tenu à préciser.

L’homme d’affaires a soutenu qu’il ne s’agissait pas d’une vente pour entrer des fonds dans le cirque, mais d’un partenariat. La somme serait de l’ordre des 400 millions de dollars.

Les hommages

En 1997, il reçoit la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec: l’Ordre national du Québec.

En 2001, c’est du côté de l’Académie des Grands Montréalais qu’il est gracié, se faisant nommer Grand Montréalais.

Suit un hommage aux créateurs et aux innovateurs de la part du groupe Condé Fast en 2003. Un an plus tard, c’est au tour de la gouverneure générale du Canada de lui remettre l’insigne de l’ordre du Canada.

Lors de la même période, le palmarès des cent personnes les plus influentes du Time Magazine y inclut le nom de Guy Laliberté.

En 2007, il est lauréat du volet régional, national et international du Grand Prix de l’entrepreneur d’Ernst & Young.

Le doctorat

Entouré de sa famille, Guy Laliberté recevra donc de la part de l’Université Laval, en collaboration avec les célébrations du 400e anniversaire de Québec, un doctorat honorifique ainsi qu’une médaille du 400 e aujourd’hui même.

Près de 600 personnes sont attendues pour la cérémonie qui se déroulera en après-midi au Théâtre de la cité universitaire.

Plusieurs célébrités y sont attendues, telles que Céline Dion, Robert Lepage

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