SHERAZADE, LES MILLE ET UNE NUITSFélix Gray promet une touche d'exotismeAgnès Gaudet Le Journal de Montréal 10-09-2008 | 11h12
Philippe Berghella, le Raphaël de Don Juan, tiendra le rôle du sultan, Rita Tabbakh, celui de Sherazade, Caroline-Marcoux Gendron, ex-Mixmania qui fait depuis de la télé, tiendra le rôle de Jasmina, sa jeune soeur, Stephan Côté, comédien dans L'Auberge du chien noir, sera le père de Sherazade, Dominique Hudson jouera Aladin, Cassiopée sera la sorcière Djininnia, Élisa Landry jouera Amina et Franck Julien campera le génie de la lampe. L'interprète la plus connue de la troupe est Audrey de Montigny, finaliste de Canadian Idol 2003, qui tiendra le rôle-titre en alternance avec Rita Tabbakh, et aussi celui de Jasmina en alternance avec Caroline Marcoux-Gendron. Elle accepte ces rôles avec humilité, elle qui désire acquérir un bagage en comédie musicale tout en poursuivant sa carrière solo. «Souvent, les gens sont déçus quand ils viennent voir le spectacle et que les chanteurs réguliers sont remplacés par d'autres, a expliqué hier Félix Gray en présentant la chanteuse. Avec Audrey de Montigny, cette déception ne se produira pas.» Origine libanaiseLa jolie Sherazade est une Montréalaise dont le père est d'origine libanaise. Elle a auparavant été choriste pour Jean Leloup et une des vampires du Dracula de Bruno Pelletier. Il semble que ses grands yeux en amandes, ses longs cheveux noirs bouclés et sa voix aient immédiatement été un «miracle du casting», selon Félix Gray, qui a été surpris de trouver sa perle rare au physique oriental ici à Montréal. Félix Gray et le metteur en scène du spectacle, Yves Desgagnés, ont aussi présenté hier leur équipe technique, notamment le couturier Georges Lévesque, aux costumes, et, bien entendu, Guy Saint-Onge, qui s'occupe des arrangements musicaux. «On veut en mettre plein la vue, mais surtout plein le coeur, assure Yves Desgagnés. Aujourd'hui, avec le multimédia, on a accès à tout. Mais je viens du milieu du spectacle et je sais que si le spectacle reste froid, c'est inintéressant. Il faut toucher les gens; le reste, c'est pour habiller le spectacle. Avec une bonne matière première, on n'a pas besoin de faire de sparages.» Sherazade, les mille et une nuits (produit par Spectacles Gillett et Ravel) sera présenté dès le mois de mars 2009 au Théâtre Olympia et doit y demeurer dans les années futures, à raison de trois ou quatre mois par année, «comme un Broadway, indique Félix Gray, qui viendra mettre un peu d'exotisme dans le froid québécois». «Ça va être magique, estime quant à lui Philippe Berghella. Les gens vont avoir l'impression de rêver tout éveillé.»
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