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Opéra de Montréal - «Nous sommes sortis de la tempête»
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L’an dernier, l’opéra Madame Butterfly avait remporté un vif succès et permis de renouer avec un engouement du public qui en redemandait.

OPÉRA DE MONTRÉAL

«Nous sommes sortis de la tempête»

Philippe Meilleur
01-09-2008 | 13h34

L'Opéra de Montréal tourne enfin la page sur la grave crise financière qui le menaçait depuis deux ans, mais prévoit que les prochaines années seront cruciales. " Nous sommes sortis de la tempête pour le moment ", affirme le directeur général de l'établissement, Pierre Dufour.

En août 2006, l'Opéra de Montréal était au bord du gouffre. La prestigieuse institution traînait un déficit accumulé de 2 M$ et avait dû sacrifier la moitié de ses 24 employés permanents pour joindre les deux bouts. " C'était énorme comme boulet ", explique Pierre Dufour.

La crise est maintenant sur le point d'être réglée. Dans une mise au point officielle qu'il fera mercredi devant les médias, l'Opéra de Montréal se présentera comme " résolument tourné vers un avenir positif ", selon son directeur général.

L'importante restructuration du personnel et le succès de la dernière saison (notamment grâce à Madame Butterfly et au Barbier de Séville, tous deux très populaires) expliquent ce revirement de situation.

" Il n'y a pas un camion de la Brink's qui a déchargé une montagne de billets de banque dans notre coffre-fort, rappelle Pierre Dufour. Pour s'en sortir, il a fallu que les douze irréductibles Gaulois qui sont restés dans l'équipe multiplient leurs efforts et les responsabilités. "

Récompenser les efforts

Signe que la santé financière de l'Opéra est meilleure : l'établissement a recommencé à embaucher de nouveaux employés.

" Deux postes seront comblés prochainement, dit Pierre Dufour avec satisfaction. Ça récompensera nos efforts en plus de décharger un peu les épaules de ceux qui sont déjà là. "

La saison 2008-2009, qui s'amorce bientôt, comprendra aussi cinq créations plutôt que quatre, comme cela était le cas depuis trois ans.

" Nous voulons que l'Opéra continue de briller sur la scène internationale, qu'il soit encore la fierté des Montréalais ", explique le directeur général.

Défi permanent

Malgré ces résultats encourageants, d'autres problèmes financiers pourraient surgir à l'horizon dans les prochaines années.

" Trouver le juste équilibre est un défi per manent pour nous, insiste Pierre Dufour. Les trois quarts de nos dépenses d'une saison sont faits avant même la première représentation, alors que le financement n'est jamais garanti. C'est une angoisse qui reviendra chaque année. "

De 2 M$ en 2006, le déficit accumulé de l'Opéra de Montréal n'était déjà plus que de 700 000$ en 2007.

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