FINANCEMENTTemps difficiles pour la cultureMarie-Joëlle Parent Journal de Montréal 19-08-2008 | 09h44
Vincent Bilodeau, président de l'Académie québécoise du théâtre, en a contre la façon de faire du ministère du Patrimoine canadien. À LIRE AUSSI
«Pour le gouvernement fédéral, l'Académie québécoise du théâtre n'existe pas. Depuis 2003, on n'a aucune subvention de sa part, dit-il. La culture n'existe pas pour lui, à part celle du blé. Je ne m'attends plus à rien avec le fédéral. J'en aurais pour deux heures à vous raconter toutes les mésaventures que j'ai eues avec lui. Je me suis même rendu à Ottawa en pleine tempête de neige en décembre 2004 pour une rencontre avec le chef de cabinet de la ministre du Patrimoine. Il était absent, il avait oublié la rencontre... dit-il. On m'a même demandé qu'est-ce que c'était, l'Académie!» s'insurge-t-il. Avant le retrait de Loto-Québec, l'Académie était financée à 85 % par le privé. «Ça en dit beaucoup sur notre société, on demande au privé de prendre la place que devrait prendre le public», déplore-t-il. |