INTERNATIONAL DE MONTGOLFIÈRESLes équipes de poursuite sont indispensablespar Vanessa Guimond 11-08-2008 | 15h29
Bien que ce soient les pilotes qui sont aux commandes du ballon, ces derniers travaillent en étroite collaboration avec les équipes de poursuite qui ont pour tâche de suivre les embarcations depuis le sol et de récupérer la montgolfière à son atterrissage. «Nous restons en contact constant avec le ballon. Nous communiquons à l’aide d’émetteurs-récepteurs portatifs. Nous essayons tant bien que mal de suivre le ballon des yeux durant toute la durée du voyage, explique Jean-Philippe Fortin, qui a plusieurs poursuites à son actif. C’est certain que la tâche est plus facile quand on connaît la région. Il faut connaître les routes et les rangs parce qu’on n’est jamais assuré de l’endroit où va se poser le ballon.» Pas dans n’importe quel champ! Bien que la destination finale ne soit jamais fixée à l’avance, les pilotes doivent respecter plusieurs contraintes quant à l’endroit de leur atterrissage. En effet, l’on compte plusieurs champs de maïs dans la région et les agriculteurs ne souhaitent guère voir les montgolfières endommager leurs champs, surtout cette année alors que le mauvais temps cause déjà assez de dommages aux cultures. «Nous frappons à la porte du propriétaire du terrain chaque fois que nous allons récupérer un ballon. La plupart nous permettent de nous y rendre avec notre véhicule, mais il arrive parfois qu’ils nous demandent d’y aller à pied pour ne pas endommager le champ», explique Jean-Philippe Fortin. Il faut dire que les agriculteurs qui ne désirent pas que les montgolfières puissent atterrir dans leurs champs avisent généralement les responsables du festival de leur volonté. Lors des réunions qui précèdent les envolées, des cartes sont distribuées afin d’indiquer aux pilotes les zones où ils doivent éviter de se poser. «Nous dédommageons les propriétaires chaque fois que nous nous posons sur leurs terrains, a ajouté Jean-Philippe Fortin. De toute façon, il y a toujours une petite cérémonie à l’atterrissage où le pilote ouvre habituellement une bouteille de mousseux avec l’équipe de poursuite, le propriétaire du terrain et les passagers qui ont effectué le voyage.» Fidèles au poste La majorité des équipes de poursuite sont composées de membres de la famille ainsi que d’amis du pilote. Comme une toile et une nacelle peuvent peser près de 300 livres chacune, l’entraide devient nécessaire au moment du gonflement et de la récupération du ballon. «Je me souviens d’une poursuite où un couple nous suivait sur leurs motocyclettes, a raconté Robert Fortin, lui aussi un aérostier en devenir et habitué des poursuites. Ils en avaient fait une tradition estivale. Ils prenaient un ballon au hasard et ils le suivaient. Au moment de récupérer la nacelle, ils sont venus nous donner un coup de main. Ce n’est pas rare que plusieurs personnes viennent nous aider.» |