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Lifting artistique - La rue Saint-Denis veut se refaire une beauté
© Photo Donald Courchesne
«Je crois que l’art change le monde, modifie le comportement des citadins», soutienCarlito Dalceggio.

LIFTING ARTISTIQUE

La rue Saint-Denis veut se refaire une beauté

Michel Larose
Le Journal de Montréal
03-08-2008 | 09h32

Le quartier latin de Montréal veut devenir un vaste musée à ciel ouvert. Au moins 15 murs ont été répertoriés et pourraient servir de toiles aux artistes muralistes.

Le directeur général de la Société de développement du quartier latin, Claude Rainville, souhaite donner un cachet unique à son secteur.

"La rue Saint-Denis a longtemps été la destination culturelle des citoyens. Mais aujourd'hui, nous devons nous positionner face à d'autres quartiers qui ont développé leurs attraits", dit Claude Rainville.

Circuit

Il aimerait créer un circuit de fresques, sachant que de 15 à 20 murs sont disponibles pour ce projet.

Il pense entre autres à la ruelle de la place Paul-Émile- Borduas reliant la Grande Bibliothèque à la rue Saint-Denis.

Actuellement, avec la collaboration de Mu-art, organisme dont l'objectif est de promouvoir l'art mural, la Société de développement du quartier latin parraine l'artiste peintre Carlito Dalceggio.

On peut le voir à l'angle de la rue Ontario et de Saint-Denis, où il réalise une oeuvre de 12 mètres de haut sur 5 mètres de large.

"C'est une manière d'embellir une ville. À Philadelphie, on compte 2400 murales. C'est extraordinaire", lance Dalceggio.

Empreinte de société

"Je crois que l'art change le monde, modifie le comportement des citadins", avance-t-il.

Celui-ci n'est pas un taggeur recyclé, bien qu'il ait déjà commis des murales sans autorisation. C'est un artiste peintre bien coté.

"Il y a de très bons graffiteurs. Le problème est que n'importe qui fait n'importe quoi en s'attaquant à toutes les structures. Ils sont comme l'ours qui pisse sur son territoire", dit-il.

L'hiver dernier, il s'est rendu au Mexique et a réalisé des dizaines de dessins et de petites et grandes murales en faisant participer des adolescents.

Ici à Montréal, Carlito Dalceggio est membre du conseil d'administration de Mu-art. L'organisme amène les enfants défavorisés des communautés culturelles sur un chantier. Ils côtoyent un artiste et apprennent à réaliser une murale.

La Ville de Montréal a mis de l'avant une stratégie d'embellissement en encourageant ce type d'initiative.

C'est une manière de combattre les graffitis, qui représentent en superficie 70 terrains de football dans la métropole.

Les taggeurs ne vandalisent jamais les murales.

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