Accueil Divertissement
 
Canoe.ca
Grands Feux Loto-Québec - Le Canada donne le ton
© Olivier Artis/Canoë
Yannick Roy, entouré de comètes, tient un système de mise à feu.

GRANDS FEUX LOTO-QUÉBEC

Le Canada donne le ton

Olivier Artis
01-08-2008 | 19h40
Championne l’an dernier, l’équipe canadienne de Yannick Roy, Royal Pyrotechnie, remettra son titre en jeu, demain soir, aux Grands Feux Loto-Québec dans le Parc de la Chute-Montmorency.

L’homme, qui a appris le métier en famille, croit fermement en sa réussite et pour cause, il a déjà remporté l’international des Feux, en 2003, à Montréal, puis les Grands Feux du Casino du Lac-Leamy, en 2004, à Gatineau. C’est le seul à avoir raflé les trois principales compétitions au Québec.

«J’aime travailler sous pression, ça me motive énormément. Nous sommes très, très préparés, ça va être un gros show. J’ai corrigé certaines choses de l’an dernier pour un meilleur résultat. J’ai fait venir beaucoup de produits d’Italie, d’Espagne, puis de Chine et des États-Unis, dont certains que je n’ai jamais utilisés», révèle-t-il.

Puces électroniques

Son entreprise ne réalise pas de production pyrotechnique, ce qui lui permet de choisir des feux d’artifice de plusieurs usines dans le monde. Il lui reste ensuite à les préparer, à les mécher. Nouveauté notable, il va utiliser des puces électroniques pour certains effets. Il pourra ainsi lancer les bombes à la hauteur désirée dans le ciel.

«Une bombe qui pète normalement à 60 pieds, je peux la faire à 100, 200 ou 300 pieds sur plusieurs niveaux. Ça donne de la précision au millième de seconde! Un employé de la compagnie Magic Fire, qui fabrique la puce, est venu nous donner un coup de main pour l’installation», explique-t-il.

Terrain miné

Dans son spectacle « Quand on se mêle aux étoiles », il recourra aussi à des chandelles romaines longue durée. Pas encore vues lors de cette édition, des bombes multibris, une spécialité italienne, éclateront plusieurs fois. En fait, il se servira des pièces les plus spectaculaires, celles de 13 pouces. Il a aussi beaucoup d’autres gros calibres, des 8, 10 et 12 pouces… que de bombes! Le spectacle n’a pas de thématique particulière, M. Roy laisse le public imaginer l’histoire qu’il désire. Pour cela, il mise évidemment sur des feux à grand déploiement et sur une programmation musicale de choix, surtout des bandes originales de films comme Pirate des Caraïbes ou Le Roi Arthur.

Entreprise reconnue

Yannick Roy effectue une ou deux compétitions internationales par année, alors que sa compagnie réalise 250 spectacles, pour cette même période. C’est essentiellement l’été qu’il œuvre. Par exemple, durant la Saint-Jean-Baptiste, les 23 et 24 juin, ses équipes ont donné 116 représentations, dans la province. Évidemment, ces dernières ne sont pas entièrement inédites, elles ont des similitudes.

Très sollicité, il est obligé de refuser des contrats à l’étranger, particulièrement en France et en Espagne, puis dans une moindre mesure aux États-Unis. «L’imaginaire québécois est réputé partout, que ce soit en pyrotechnie ou dans les arts en général. Le Canada ose beaucoup de nouveautés dans les feux d’artifice, il les installe de manière originale», complète Gabriel Dallaire, directeur des opérations pyrotechniques aux Grands Feux. Royal Pyrotechnie existe depuis 1967, elle est basée en Montérégie et possède deux succursales, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. L’hiver, les 20 employés travaillent pour des festivals et quelques hôtels de glace. Au besoin, elle dispose de 150 pigistes en haute saison.

Pour admirer les effets pyrotechniques du Canada, des places sont toujours disponibles en admission générale au www.lesgrandsfeux.com ou au 1 888 523-FEUX.

haut