STÉPHANE FALLUQue des blagues acoustiques!Pascale Lévesque Journal de Montréal 15-07-2008 | 04h00
«Ça a créé un peu de jalousie chez mes collègues, c’est sûr… Surtout que je suis le premier à faire le Stade olympique. On me comparait souvent à Jean-Marc. Oui, il a fait des 24 heures de spectacle en continu, mais jamais ces quatre salles à la suite», confie la nouvelle star consacrée de l’humour québécois.
À LIRE AUSSI
LIRE LES PETITS CARACTÈRES C’est qu’à défaut de réellement faire ces grandes salles, l’humoriste, qui s’est illustré dans les galas de Jean-Marc Parent, Mike Ward/Patrick Groulx et Laurent Paquin, tiendra l’affiche du parking de l’une et du snack de l’autre. Le genre de proposition de tournée où il faut lire les petits caractères. «Un petit caractère», Stéphane n’en a pas malgré cette prestigieuse virée. «La tête froide? Je la garde grâce à la méditation et les enseignements de mon gourou. C’est une tournée très unplugged avec Éric TheButch, mon meilleur chum et musicien. Certains croient que je n’ai pas de budget. Moi, je dis qu’on reste à l’essence du spectacle. Que des blagues acoustiques! » lance-t-il, toujours dans le personnage du comique prétentieux, soulignant au passage qu’il en profite pour garder ça simple car il envisage de prendre l’avion bientôt. Pour aller où? «Pékin, d’un stade olympique à un autre. Peut-être. Je pense pouvoir éviter un boycott des cérémonies d’ouverture», croit-il. CINQ HEURES DE MATÉRIEL, QUATRE SHOWS INÉDITS En attendant, spécialement pour ses fans adorés de Montréal, à l’occasion de cette tournée, Stéphane Fallu a revisité son matériel depuis sa sortie de l’École de l’humour (oh! il y a longtemps…). Une heure quinze de matériel exclusif pour chaque représentation, soit cinq heures en tout. L’occasion de faire honneur à l’impro, un art qu’il maîtrise aussi bien que… les photos concept devant le stationnement du St- Denis. Bref, ça promet d’être drôle. Pour le Stade (l’auditorium), Stéphane a réservé des numéros nostalgiques et un survol des échecs, il a opté pour des textes «jamais osés» pour le Studio-théâtre de la PdA, il traite de la thématique du sport et des chums pour le show qu’il fera à La Cage aux sports du Centre Bell, alors qu’il réserve ses numéros les plus corrosifs au stationnement sous-terrain du St-Denis. «J’aime quand l’humour est déstabilisant, les spectateurs n’auront pas le choix de participer dans mon concept. Parfois, je regarde le public dans les yeux et on se comprend sans se parler», chuchote Stéphane Fallu à la blague.
|