PAUL BUISSONNEAU ET LA ROULOTTEUn demi-siècle de magie!Josée-Ann Moisan Journal de Montréal 14-07-2008 | 04h00
Cette nouvelle exposition virtuelle est le projet le plus grand préparé par l’équipe des archives de la Ville de Montréal, qui a déjà sept expositions à son actif. «Le projet a nécessité un an de travail, dit le directeur des archives, Denys Chouinard. L’élaboration du concept et la recherche d’archives ont nécessité six mois, puis les autres six mois ont servi à la création et à la mise en ligne du site.» Le travail des 17 artistes et créateurs qui ont participé au projet est remarquable. Le soin apporté au choix des archives, la qualité des témoignages et l’infographie amènent l’internaute dans un univers magique propre au monde du théâtre. À VOIR
L’AMOUR DU THÉÂTRE Le site d’archives rend ainsi hommage au projet «La Roulotte », qui débute en 1952. Paul Buissonneau est alors commis au magasin Archambault, mais il aspire à faire du théâtre. Claude Robillard, alors directeur du Service des parcs, lui offre de participer à un projet original.
Marcel Sabourin, Clémence Des Rochers, Julien Poulin et Yvon Deschamps sont au nombre des acteurs qui ont fait leurs débuts dans La Roulotte. Au bout du compte, il aura fallu 50 000 $ pour convertir la caravane de neuf mètres en théâtre ambulant, y installer une scène, des mécanismes de déploiement, de l’éclairage, du son et de petites loges pour les comédiens. Mais le véhicule, qui déambule aujourd’hui dans les parcs, est la deuxième version de la caravane. La première version, véritable pièce de collection, repose chez Paul Buissonneau, qui souhaite qu’elle soit reprise par la TOHU et transformée de nouveau en théâtre.
Paul Buissonneau à propos de La Roulotte«La Roulotte était une école extraordinaire pour les enfants comme pour les comédiens. Il se développait sur cette Roulotte, en raison des moyens qu’elle offrait, des idées de mise en scène, des performances d’acteurs qui passeraient pour originales et fortes encore aujourd’hui. Je crois que ces mises en scène, ces trouvailles techniques poussaient comme des champignons parce que nous avions des budgets extrêmement minces. «Dès notre arrivée, en après-midi, les gars ouvraient La Roulotte. Curieux, les enfants la regardaient se transformer en boîte à surprises, elle s’animait et devenait un grand livre lumineux et surprenant. Pour nous comme pour eux, c’était comme un gros jouet.» |