Accueil Divertissement
 
JDM
Nantel et Legendre - Une communion
© Le Journal de Montréal
La paillette serait-elle la solution de rechange aux accommodements raisonnables ? L’association de Guy Nantel et Joël Legendre pourrait en faire la démonstration !

NANTEL ET LEGENDRE

Une communion

Pascale Lévesque
Le Journal de Montréal
13-07-2008 | 04h00
À première vue, on pourrait croire que l’association de Guy Nantel et de Joël Legendre est comme un accommodement raisonnable. D’autant plus que c’est le thème du gala Juste pour rire qu’ils nous présenteront dimanche soir.

« Je n’écoutais même pas Occupation double. J’avoue qu’à première vue, j’associais Joël à superficiel. Mais en vérité, c’est un gars qui me ressemble beaucoup ! » lance Guy Nantel.

« Je suis un gars des variétés, lui un stand-up pur et dur qui puise son art dans le cérébral », ajoute Joël Legendre, assis à côté de lui dans un café rue Prince- Arthur.

Une rencontre entre les deux collègues, qui s’étaient fait imposer l’un à l’autre par JPR, a suffi pour que le mot différences s’efface de leur vocabulaire. « Je retrouve en Joël ce que je m’efforce d’être, un gars sérieux qui ne se prend pas au sérieux. Un artiste qui est conscient que ce qu’on fait, ce n’est pas de la chirurgie cardiaque et pour qui la notion de plaisir dans le travail est la priorité. Comme moi », plaide l’humoriste.

« Wow, quel hommage ! » lance à la blague son comparse.

En fait, ce duo d’animateur/metteur en scène est la démonstration parfaite de ce qu’un partage de bagage, de culture et de vision puisse avoir de mieux.

UNE COMMUNION

«Ce n’est pas un accommodement, c’est une communion », décrit Joël.

Et c’est justement sous cet angle que les deux ont abordé la question des accommodements raisonnables pour le gala de demain soir. Avec leur pléiade d’invités, ils recréeront la commission Bouchard-Taylor, rebaptisée pour l’occasion commission Nantel. Des «spectateurs » auront ainsi la chance de venir directement exprimer leur frustration au micro durant cette portion du gala. L’occasion de «ploguer» qu’on est célibataire et tanné de l’être comme un participant l’avait fait réellement lors de la vraie commission…

Dans un gala qui mêlera danse, chant, imitations, paillettes et actualité, Guy Nantel tentera de mettre le point final à toute la saga des accommodements raisonnables. Pour que la relation des pure laine et des Néo- Québécois devienne à l’image de celle qui l’unit à Joël Legendre.

Pour l’aider à clore la discussion, il pourra compter sur Alex Perron, Sylvain Larocque, Véronic DiCaire, Maxim Martin, Richard Petit, Mike Ward, Jean-François Mercier, Anthony Kavanagh, Rachid Badouri et un trio tout à fait spécial formé de Boom Desjardins, Florent Vollant et Luck Mervil.

Question de pimenter le tout, on a fait appel à une dizaine de danseurs et danseuses. «Aborder d’autres cultures se fait plus facilement par la musique et la nourriture. Entre chaque numéro, Virginie Cummings, qu’on a pu voir au gala Artis cette année, chantera des textes de circonstance», raconte le metteur en scène. Bref, les spectateurs doivent s’attendre à vivre une véritable expérience dimanche soir. Et au final? «Une belle réconciliation», assurent Joël et Guy.

Le premier gala Juste pour rire de Guy Nantel, mis en scène par Joël Legendre, dimanche soir à 19h30 au Théâtre St-Denis.

haut