400E DE QUÉBECQuébec plein la rue de merveilles du mondeOlivier Artis 06-07-2008 | 09h31
Du monde, il y en avait hier soir, sur le boulevard René-Lévesque, entre le Parlement et le parc de l’Amérique-Française, pour le spectacle Québec plein la rue. Satisfaction générale à entendre les commentaires des nombreux curieux, malgré que la foule était bloquée, sans toujours bien voir les artistes au sol. C’est un coup réussi pour la Société du 400e, les spectateurs se sont rués en grand nombre aux festivités qui débutaient à 23 heures. Assis dans l’herbe, dans une chaise de camping, parfois allongés, les Québécois et les touristes ne voulaient pas manquer ces arts de la rue. Les yeux rivés sur le Hilton, ils attendaient calmement de voir les acrobates accomplir des prouesses sur la façade du complexe. Acrobates Les petits bonhommes, vu en bas des 23 étages, accomplissaient des figures remarquables comme s’ils étaient en apesanteur ou tout simplement sur la terre ferme. Des jeux de lumières et de la musique classique enrobaient l’œuvre d’une grande délicatesse. La foule à été comblée, époustouflée. Après avoir eu la tête dans les nuages, enfin dans un ciel clair, les spectateurs ont suivi, ou du moins, tenté de suivre, une parade d’êtres fantastiques qui jouaient avec le feu. Tout le monde voulait remonter le boulevard en même temps pour voir les créatures, si bien qu’il y a eu marée humaine. La grogne s’est alors mêlée à la fête, mais pour une courte période. Quelques fêtards sont passés à travers le cortège, empêchant quelque peu son bon déroulement. Les autres ont vibré aux rythmes des tambours, apercevant au moins les échassiers et les flambeaux. Sonneur Troisième tableau, une structure en métal dotée de multiples cloches, qui représentait un clocher, s’est largement fait entendre et voir, hissée à 30 mètres de hauteur. Un bossu les a fait sonner à cœur joie, aidé de personnages qui agissaient comme des poupées de boîte à musique. D’autres donnaient le rythme à la batterie. Clou du spectacle, l’incontournable feu d’artifice, lancé de Place Québec et du Complexe G, a clôturé cette belle soirée d’été, sans la moindre goutte d’eau, ce que craignait Michel G. Barette, consultant à l’animation pour la Société du 400e. «Ça a marché au-delà de mes espérances, il y avait tellement de monde! Les gens n’ont pas bougé, peut-être qu’ils étaient sous le charme! Je pense qu’ils ont vu plein de choses, sinon ils ne seraient pas restés. (…) Cet après-midi (hier), j’ai vu une petite fille dans une poussette qui regardait le carillon en répétition : ses yeux pétillaient, elle était heureuse, c’est pour cela que je travaille », confie-t-il, avec un grand sourire, après le spectacle. La foule a quitté le site calmement en moins de 30 minutes. Le Réseau de transport de la capitale (RTC) a également raccompagné les usagers efficacement. |