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Vieux-Séminaire de Québec - Une exposition qui rend accro… à la techno!
© Geneviève Riel-Roberge/Canoë
Le guide-animateur Simon Viel, fier de démontrer que des pommes de terre peuvent bel et bien prendre racine dans du compost fait de résidus de papier de la Daishowa.

VIEUX-SÉMINAIRE DE QUÉBEC

Une exposition qui rend accro… à la techno!

Geneviève Riel-Roberge
27-06-2008 | 18h42
Jusqu’au 22 août au Vieux-Séminaire de Québec, ce sont seize applications scientifiques issues de chercheurs de l’Université Laval que découvrent les visiteurs de l’exposition interactive Découvrir la passion : comment l’Université Laval change le monde, réalisée par le Centre de production scientifique des sciences naturelles de Sherbrooke. Qui aurait cru que les pommes de terre peuvent pousser… dans du compost à base de papier? Le volet Nature et technologie est à visiter pour découvrir comment!

Cette exposition est d’intérêt : on y découvre en effet les applications concrètes de nombreuses découvertes scientifiques. Chacune d’elles semble issue d’une passion initiale du chercheur ou de la chercheuse pour un domaine particulier. On apprend ainsi que Thierry Laliberté, qui a développé SARAH (Self- Adaptive Robotic Auxiliary Hand), la «main» du bras canadien, a décidé de s’orienter vers la recherche après avoir visité le musée dédié à Alexander Graham Bell, à Halifax.

«Tous les objets, techniques ou prototypes de l’exposition ont été développés par des chercheurs de l’Université Laval», explique Simon Viel, guide-animateur de l’exposition. Tout au long de l’exposition, il résume avec une précision scientifique les fondements de chaque projet. On apprend ainsi qu’il existe désormais un logiciel qui permet d’observer des images aériennes en trois dimensions. Auparavant, seule une lourde et coûteuse machine permettait d’obtenir pareil résultat. Il est d’ailleurs possible de visionner sur place une image tridimensionnelle de la Ville de Québec aux abords du Séminaire. Impressionnant!

Écologie 101

Le visiteur en apprend aussi sur l’Amundsen, ce bateau devenu laboratoire de recherche destiné à l’étude des changements climatiques et de l’écosystème dans l’Arctique. La persévérance d’un groupe d’étudiants est aussi démontrée. Leur projet? Le projet Ozone, par lequel ils souhaitent transformer une Golf 1995 en voiture totalement électrique. Tout un défi en perspective! Ou encore la forêt expérimentale Montmorency, dans la Réserve faunique des Laurentides. «On y pratique une forme de coupe respectueuse de l’environnement. La coupe est sélective, ce qui préserve aussi les habitats naturels des animaux», explique Simon Viel. Le gouvernement du Québec, avec son Livre vert 2008, propose d’ailleurs d’adopter cette approche pour 70 % des forêts de la province, peut-on lire sur l’un des panneaux.

La technologie au service de l’art

Quel est le lien entre génie mécanique et arts de la scène? Jean-Philippe Jobin, passionné de spectacles et de scène depuis son premier numéro de jonglerie, alors qu’il avait 12 ans, a choisi comme projet de baccalauréat… la conception d’un plancher robotisé de castelet (petit théâtre, avec une scène spécialement aménagée où se joue un spectacle de marionnettes). Qui aurait cru que l’intérêt pour la scène de ce chercheur l’aurait conduit à poursuivre un baccalauréat en génie mécanique? Comme quoi art et science peuvent faire bon ménage…

Santé!

Les sujets de santé sont aussi bien exploités. On apprend ainsi l’existence du condom invisible, on en apprend davantage sur les différentes formes de cancer, les médicaments développés pour les traiter et on comprend pourquoi les étudiants en pleine session d’examen ont tendance à consommer des aliments riches. Faites l’exercice de prendre votre pouls et votre tension artérielle au repos et ensuite reprenez ces mêmes mesures après seulement quatre minutes d’intenses lectures scientifiques. Vous serez à même de voir la différence!

Idées de génie L’une des salles est entièrement dédiée à 101 idées, recherches et innovations triées sur le volet et dignes de mention. Le miroir liquide (eh oui, c’est possible!), les origines de l’arôme du sirop d’érable et la possibilité de parcourir 1347 kilomètres avec un seul litre d’essence y sont, entre autres, expliqués sur écran interactif. Les découvertes y sont classées par domaine et découvrir leur petite histoire est un pur délice. Faits inusités on y côtoient des informations amusantes… et surprenantes! Qui aurait cru qu’on puisse consommer moins de calories par le simple fait de trouver un plat attrayant? Difficile à croire mais vrai, selon ce qu’on peut lire!

L’exposition est accessible tous les jours, de 9 h 30 à 17 heures. Exceptionnellement, l’exposition fermera ses portes à 16 heures le jeudi 17 juillet. Pour plus d’information, rendez-vous au www.400.ulaval.ca

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