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ÉCOLE NATIONALE DE L'HUMOUR

Les finissants s’éclatent

Marc-André Boivin
22-06-2008 | 22h25
Alors que les meilleurs de la LNI (Ligue nationale d’improvisation) s’exerçaient en plein air, à Place D’Youville, sous un ciel plutôt moche, les petits nouveaux dans le milieu humoristique québécois, finissants de l’École nationale de l’humour, présentaient leur spectacle de fin d’année à l’Impérial de Québec. Un spectacle qui en a étonné plus d’un.

Les spectateurs étaient nombreux et surtout heureux d’être à l’intérieur en cette soirée pluvieuse. La température n’aura pas ménagé le Grand Rire depuis le lancement de l’événement mercredi dernier. N’empêche, c’est à un spectacle des plus variés auquel nous avons eu droit dimanche soir, gracieuseté de jeunes humoristes en devenir qui se sortent fort bien d’affaires.

Un feu roulant de blagues

De l’humour absurde à celui plus physique en passant par l’humour multimédia et le stand-up traditionnel, la foule a eu droit à un véritable feu roulant de blagues, très peu de temps morts et, fait rare dans de tels spectacles, à une prestation égale d’un bout à l’autre de la soirée. À tour de rôle, les 11 finissants sont montés sur la scène pour présenter des numéros. Certains se démarquent tout de même du lot. On a qu’à penser à Jésus Garcia, Français d'origine espagnole et finissant le plus âgé de sa promotion. Un tel prénom justifie à lui seul un numéro, et quel numéro!

Pascal Barriault a lui aussi épaté la galerie avec ses projections de photo et d’extraits vidéo, tout comme Alexandre Dussault et sa relation avec sa laveuse ou encore Martine L’Écuyer, un petit brin de femme de cinq pieds qui a fait crouler la foule avec son numéro où elle se retrouve écrasée sous son sac à dos de camping. Pascal Morrissette avec son numéro sur la cleptomanie tire lui aussi son épingle du jeu. Sans oublier, Geneviève Brodeur avec son amour pour la musique ou François Boutin et ses bananes, ils ont tous un petit quelque chose qui vaut le détour. Les numéros de transition sont fait collectivement et sont aussi amenés de belle façon comme quoi le travail d'équipe a aussi été nécessaire pour monter un tel spectacle.

Une chose est certaine, c'est qu'il est inutile de s'inquiéter, la relève est assurée côté humour. Intéressant aussi de constater que les femmes ne sont pas en reste. Quatre d'entre elles ont obtenu leur diplôme cette année.

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