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L'été sur les planches - De la rigueur et du plaisir
LE JOURNAL
Diane Lavallée

L'ÉTÉ SUR LES PLANCHES

De la rigueur et du plaisir

par Claudia Larochelle
Journal de Montréal
08-06-2008 | 04h00

Ce n’est pas parce que c’est l’été que vos acteurs et actrices fétiches font la dolce vita sur le bord de la mer. Beaucoup acceptent de jouer durant la période estivale, de monter sur les planches pour le plus grand plaisir des vacanciers. Loin de l’ombre des cocotiers, comment envisagent-ils leurs prochaines semaines au théâtre ?

AVEZ-VOUS HÉSITÉ AVANT D’ACCEPTER DE MONTER SUR LES PLANCHES CET ÉTÉ?

Sylvain Marcel: Non, j’ai déjà refusé dans le passé. Quand j’ai beaucoup de tournages, ça fait trop en même temps, mais cet été ça adonnait et ça me tentait beaucoup, surtout qu’il s’agit d’un texte de Michel Marc Bouchard.

Diane Lavallée: Absolument pas, on joue du mercredi au samedi, et ça cadre bien dans mon horaire. Ça fait plusieurs années que Vincent (Bilodeau) m’appelle pour que je joue à Saint- Sauveur, il a été un des premiers à me téléphoner cet été et j’ai accepté.

Pierrette Robitaille: J’ai surtout hésité parce que j’ai souvent des offres pour le théâtre d’été, il faut se décider rapidement pour ne pas faire attendre les gens. Il faut tenir compte de plein de choses aussi, comme l’éloignement.

James Hyndman: Oui, parce que je n’ai pas l’habitude de jouer tout un été au théâtre. Cette offre signifiait de jouer jusqu’à la fin du mois d’août. Je suis un peu douillet, faire mille choses en même temps, ça ne me rend pas heureux.

Janine Sutto: Non, je suis contente de le faire. Je n’aurais pas été capable de refuser, j’ai trop de plaisir chaque fois.

Martin Drainville: Luc Guérin et moi coproduisons la saison d’été avec le théâtre Hector- Charland. Je me serais mal vu d’hésiter.

QUI EST CE PERSONNAGE QUE VOUS VOUS APPRÊTEZ À INCARNER?

S.M.: J’ai encore un rôle de composition à faire, celui de Léopold Cloutier, qui a une voix particulière et qui est une sorte de mélange entre Pierre Péladeau et Jean Chrétien. C’est le boss d’une station de télévision régionale.

D.L.: Jacques Girard et moi, dans le rôle de Gisèle Guérard, on fait les meilleurs amis d’un couple qui a trouvé deux millions de dollars dans une valise.

P.R.: Elle s’appelle Madeleine Rivard et son mari a acheté un restaurant très loin dans la campagne. Il ne fait que penser à ses burgers. À travers tout ça, elle veut accéder au bonheur, réussir son couple…

J.H.: C’est un tueur à gages qui est dans une chambre d’hôtel avec vue sur la cour d’un Palais de justice et il est là pour descendre un témoin. Dans la chambre voisine, il y a Pignon…

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Martin Drainville
J.S.: Je joue Florence, une vieille riche affreuse qui fait du chantage avec sa mort. J’adore jouer les affreux personnages (rires).

M.D.: Denis est un vieux garçon de 47 ans. Il a décidé de faire une croix sur l’amour, mais son ami lui fait un cadeau et l’inscrit à une agence de rencontre.

EST-CE QU’IL Y A DES DIFFÉRENCES ENTRE JOUER L’ÉTÉ ET EN SAISON RÉGULIÈRE?

S.M.: L’été, c’est plus festif. Il fait beau toute la journée, les gens se déplacent, ils sont en vacances. Nous, tout ce qu’on a à faire, c’est les faire rire.

D.L.: On dirait que le coeur est plus léger durant l’été. C’est les vacances pour tout le monde, même pour nous c’est un plaisir de jouer l’été avec les camarades, mais ça demande la même rigueur, c’est le même trac le soir de la première.

P.R.: Oui, parce que d’abord on joue plus, il y a plus de représentations l’été. C’est un tout autre contexte. C’est sûr que ça ressemble à des vacances, que voulez-vous, l’été, on a le goût de veiller sur la galerie. C’est un effort d’un autre genre. Je trouve ça plus joyeux.

J.H.: Quand tu joues dans les théâtres institutionnels, en général c’est plutôt pour des oeuvres plus dramatiques. On a la même exigence et la même rigueur, on ne fait pas les choses à moitié, mais en même temps il y a cette espèce d’esprit estival, de rires et de plaisir. C’est l’état d’esprit général qui est différent.

J.S.: Aucune différence. Des fois, les jeunes comédiens s’imaginent que c’est plus facile l’été, mais alors là, ça ne l’est absolument pas, on répète et on travaille autant.

M.D.: En ce qui concerne la méthode de travail, c’est la même affaire. L’été, bien que ça soit surtout de la comédie, ça demande la même rigueur, ce n’est pas facile, ça demande une rythmique, un tonus, et une vérité aussi.

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