DISTRIBUTION DE LA PIÈCE TOC TOCTous toqués à leur façonVanessa Guimond 03-06-2008 | 20h20
Cet été à Bromont, les comédiens Edgar Fruitier, Marcel Leboeuf, Pascale Montpetit, Élisabeth Chouvalidzé, Émilie Bibeau, Amélie Dallaire et Olivier Morin remonteront sur les planches afin de présenter la deuxième édition de la pièce TOC TOC encensée l’année dernière lors du Festival Juste pour rire. Aujourd’hui, dans le cadre de la conférence de presse qui avait lieu au Chapiteau de Bromont pour souligner le retour de TOC TOC, toute l’équipe (à l’exception de la comédienne Pascale Montpetit) était réunie afin de célébrer l’événement. Tous un peu toqués Armé d’un questionnaire plutôt intrigant, le metteur en scène Carl Béchard a tenté de démontrer à quel point nous sommes tous atteints à différents niveaux de certains TOC (troubles obsessionnels compulsifs). «J’ai déniché ce questionnaire sur Internet l’année dernière. J’ai trouvé ça très intéressant. Je me suis beaucoup reconnu dans les questions. Par exemple, on nous demande si nous nous sommes déjà sentis inquiétés par le fait d’être contaminé par des animaux ou par le fait de contracter certaines bactéries dans une cabine téléphonique, lance-t-il en riant. Ça demande réflexion.» Pour sa part, le jeune comédien Olivier Morin avoue avoir fait quelques découvertes sur ses habitudes au cours des derniers mois: «Je dois admettre que je suis plus sensible à ce genre de comportement aujourd’hui. Même par rapport à moi, j’ai réalisé que j’ai quelques petites habitudes de vérification. Quand je sors du métro maintenant, c’est systématique, je regarde si mon portefeuille et mes clefs sont toujours à leur place. Peut-être que je le faisais avant, mais je ne l’avais jamais réalisé avant de jouer la pièce.»Quant à Edgar Fruitier, le comédien et mélomane admet s’être questionné sur son propre comportement à la suite de sa première participation à la pièce. «Il y a quelqu’un dans la distribution, je ne peux pas vous dire qui, qui a un léger TOC de vérification. Je me suis rendu compte par la suite que j’avais moi aussi cette habitude, sans qu’elle soit un TOC. Il m’arrive de vérifier deux ou trois fois si j’ai bien débranché tel ou tel appareil ou si j’ai bien verrouillé la porte. Par ailleurs, je ne suis pas très superstitieux de nature, poursuit-il. Je m’amuse à dire le mot de Cambronne à mes camarades avant de monter sur scène, mais seulement parce que c’est la tradition.» Certains membres de la distribution étaient déjà familiers aux troubles obsessionnels compulsifs avant de joindre l’équipe de TOC TOC. C’est le cas de Marcel Leboeuf qui connaît bien cette réalité. «J’ai un ami proche qui souffre de ce type de troubles de comportement. J’étais donc sensibilisé à cette réalité avant même d’être approché pour jouer la pièce, explique le comédien. J’avais déjà réalisé que j’ai moi aussi certaines habitudes comme compter les marches en montant un escalier. La différence avec les personnages de la pièce, c’est que ces habitudes ne nuisent pas à ma qualité de vie. Par contre, le soir de la première, si j’ai utilisé un chemin précis pour venir ici et que la soirée est un succès, vous pouvez être certain que je vais reprendre exactement le même chemin les journées suivantes!» |