LA MAISON THÉÂTRE25 chandellesBruno Lapointe Journal de Montréal 18-05-2008 | 04h00
Seule salle de théâtre consacrée aux enfants et aux adolescents durant toute sa saison, la Maison Théâtre est en fait un regroupement de 25 compagnies. C’est en septembre prochain que la nouvelle saison sera inaugurée, avec Salvador, une pièce créée il y a de cela 15 ans, mais qui redevient d’actualité à la lumière de la diversité culturelle qui ne cesse jamais d’évoluer et d’enrichir le paysage montréalais. Puis, la saison se déroulera sous le signe de la diversité avec de nouvelles créations et le retour de certains succès d’années passées. À ce chapitre, notons Le Bain, une pièce destinée aux trois à sept ans qui revient pour sa troisième série de spectacles. Écrite en 1997 par Jasmine Dubé, cette création fêtera sa 500e représentation à la Maison Théâtre en décembre prochain. Autre événement à souligner, Oz – Théâtre enchanté propose une adaptation libre du classique Magicien d’Oz pour les six à dix ans. Finalement, la saison 2008-2009 de la Maison Théâtre se terminera avec la 25e création du Théâtre de l’Arrière-Scène, La Robe de ma mère, un hommage livré aux figures maternelles, si importantes pour les jeunes, public cible de cette salle de théâtre. SOUTIEN ARTISTIQUE À l’occasion du dévoilement de cette nouvelle programmation, la Maison Théâtre a pu compter sur le soutien de plusieurs personnalités artistiques. Son «Clan des 25» réunit parents, grands-parents et simples sympathisants, dont certains sont issus de la communauté artistique. De ce nombre, Guylaine Tremblay, Benoît Brière, Chantal Lamarre, Louisette Dussault et France Parent étaient sur place pour témoigner de l’importance de cette institution. «La Maison Théâtre est un outil pour les jeunes, la seule institution qui leur propose continuellement des arts théâtraux qui contribuent à développer leur imaginaire », explique Louisette Dussault. Elle a déjà participé à des spectacles s’adressant à un public adolescent, ce qui lui a permis de bien prendre connaissance de leur réalité. «Je me souviens que nous étions sur scène et que, dans la salle, les jeunes parlaient aussi fort que nous. Ils se croyaient devant la télévision, ne réalisant même pas qu’on pouvait les entendre!» s’exclame- t-elle en riant. Benoît Brière est également d’avis que le théâtre a beaucoup de compétition lorsqu’il est question d’accrocher les jeunes. Télévision, évidemment, et également Internet donnent du fil à retordre aux artisans tentant de cultiver un nouveau public.
Mais loin de jeter l’éponge, le comédien
demeure conscient et redouble d’efforts
afin d’attirer de nouveaux amateurs. |