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Danse égyptienne - Dans toute sa splendeur
© Geneviève Riel-Roberge
Les élèves maniaient les voiles avec une aisance et une dextérité artistiques impressionnantes pour des amatrices.

DANSE ÉGYPTIENNE

Dans toute sa splendeur

Geneviève Riel-Roberge
20-04-2008 | 10h00
Pour la quatrième année consécutive, c’est un spectacle haut en couleur qu’ont offert les élèves de l’École de danse égyptienne de Québec aux spectateurs de la salle Jean-Paul-Tardif du Collège Saint-Charles-Garnier hier soir. Enchantés, ceux-ci ont pu apprécier les rythmes de différents styles de danse égyptienne dans une ambiance digne des mille et une nuits.

Dès le début du spectacle, on ne pouvait que se sentir plongé dans une ambiance exotique avec l’arrivée des élèves portant des chandelles allumées. Les spectateurs ont pu admirer les prestations des élèves comme de leurs professeurs qui faisaient virevolter des voiles semblant prendre vie entre leurs mains. Accompagnées sur scène de la troupe de danse Banat el Nil (littéralement : les filles du Nil), les danseuses étaient aussi accompagnées du percussionniste égyptien Aly.

Invitée spéciale

La vedette du spectacle était sans contredit Aziza, de son véritable nom Mandy Williams. Native de Portland en Oregon, elle parcourt le globe comme professionnelle de la danse orientale. Cette amoureuse de la danse possède une solide expérience. Pendant douze ans, elle fait du ballet avant de se tourner vers différents styles de danse : africaine, moderne, tahitienne et jazz lyrique. C’est en 1988 qu’elle découvre la danse orientale et en fait son médium de prédilection. Son sourire contagieux et ses mouvements gracieux traduisaient très bien toute l’aisance qu’elle avait sur scène.

Plusieurs des numéros de danse démontrés durant le spectacle sont d’ailleurs le fruit de son esprit créatif. Et que dire de cette séquence du spectacle durant laquelle la professeure de baladi Geneviève Trudel maniait avec grâce un… sabre au-dessus de sa tête. Impressionnant!

Travail colossal

« La session de cours commence à l’automne. Elles ont 28 semaines de cours d’une heure et demie durant deux sessions (automne et hiver), plus le travail à la maison », explique Lucie Gingras, directrice de Danse égyptienne de Québec, au sujet de la somme colossale d’efforts que doivent fournir les élèves pour en arriver à pareil résultat.

Seule ombre au tableau : un petit problème technique quant à l’ordre des pièces musicales au montage, mais rien à redire concernant les performances artistiques. Quant aux costumes, pour la plupart pourvus de voiles et de paillettes, ils respectaient la tradition de ceux observés en Égypte, comme l’indique Lucie Gingras : « Beaucoup de costumes sont achetés en Égypte ou en Turquie. C’est le même genre de costumes que ceux que l’on voit au Caire quand on assiste à des spectacles ».

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