COMMERCE PRESTIGECommerce ouvre ses pages à la cultureDavid Patry Le Journal de Montréal 15-04-2008 | 09h02
«On aurait voulu rêver de ça il y a quelques années et on nous aurait traités de fous», affirme sans détour le président de Culture Montréal, Simon Brault. Celui-ci se dit très heureux de voir que les 40 000 abonnés de la revue Commerce seront sensibilisés à la culture dans les prochains jours. D'autant plus que le lectorat de ce magazine est constitué de gestionnaires québécois et que l'organisme que M. Brault dirige tente depuis plusieurs années de rapprocher les milieux culturel et des affaires. Un allié précieux Dans sa croisade, Culture Montréal a trouvé un allié précieux en l'éditeur associé de Commerce Prestige, Michel Pelletier. Le magazine d'une centaine de pages qu'il présente comprend une foule d'entrevues, notamment avec la ministre québécoise de la Culture et des Communications, Christine Saint-Pierre, et Simon Brault. On y parle de financement des arts, d'architecture, de cinéma, de musées... Et on y présente également dix acteurs culturels qui animent la métropole. L'idée germait depuis longtemps dans la tête de Michel Pelletier. Mais elle a réellement pris forme en novembre dernier, lors du Rendez-vous Montréal, métropole culturelle, événement auquel il a assisté. L'éditeur a alors été marqué par l'énergie, la diversité et le désir d'avancer du milieu culturel. «Je suis ressorti de là avec plus de réponses que de questions, affirme-t-il. Ça m'a donné le coup de coeur qui m'a convaincu d'aller de l'avant avec mon idée.» La culture: un moteur économique Publié deux fois par année, Commerce Prestige présente un secteur moteur du développement du Québec. «La culture et la créativité sont indéniablement un moteur pour le Québec et Montréal», affirme Michel Pelletier. «On commence de plus en plus à comprendre que développer la culture et les événements culturels, c'est attirer des touristes, des investisseurs, des gens qui cherchent à s'implanter dans un milieu dynamique», insiste-t-il. Pour lui, le milieu des affaires aurait donc avantage à voir la culture comme un investissement plutôt que comme une dépense. «J'y crois personnellement», indique-t-il. On croirait entendre un militant de Culture Montréal! Justement, Simon Brault voit l'initiative de la revue Commerce comme un signe que le message qu'il martèle porte ses fruits. «C'est quand même un signe des temps qu'une revue d'affaires consacre un numéro spécial à la culture. Ça montre que les arts et la culture montent dans l'agenda de notre ville», se félicite-t-il. |