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Tramas entrelazadas - Des bijoux à grande échelle
© Olivier Artis/Canoë
Melvyn Flórez présente ses sculptures tissées d’acier.

TRAMAS ENTRELAZADAS

Des bijoux à grande échelle

Olivier Artis
06-04-2008 | 21h04
Melvyn Flórez est un artiste originaire du Costa Rica qui vit à Québec. À la veille de ses 40 ans, il souligne l’importance des liens entre les êtres eux-mêmes, ainsi qu’avec la nature. Il fait passer son message à travers des lames d’acier entrelacées. Elles sont, en fait, inspirées de bijoux d’argent et de pierres précieuses que confectionnait, auparavant, l’artiste. Il expose Tramas entrelazadas à la Galerie Louise-Carrier, jusqu’au 30 avril prochain.

« Un jour de 1997, le professeur d’arts plastiques de mon fils m’a dit: Je vois tes bijoux en plus gros », commence Melvyn Flórez. L’idée a fait son bout de chemin pour se concrétiser sept ans plus tard. Il essaye alors de recréer ses œuvres, à grande échelle, en utilisant l’acier. Un matériau choisi pour sa rigidité, mais qu’il courbe à volonté et pour se démarquer des autres sculpteurs.

« L’acier dure longtemps, il est impérissable, au contraire du bois qui peut passer au feu. L’acier va, au plus, se déformer. Il est aujourd’hui utilisé dans la technologie, par exemple, en architecture de bâtiment. Je voulais ma propre griffe, j’ai donc cherché si quelqu’un d’autre travaillait l’acier. Personne à Québec, alors je me suis essayé à la sculpture fonctionnelle », explique-t-il.

Sculptures fonctionnelles

La fonctionnalité qu’il évoque fait référence à l’intégration de ses œuvres dans tout habitat. Pas question pour lui que l’acheteur se casse la tête pour trouver la place idéale pour ses oeuvres. Il les conçoit pour qu’elles s’intègrent naturellement dans leur nouvel environnement. Il s’agit, quelque part, d’un « tissage ». « C’est le tissage avec tous, c’est un concept anthropologique. Il s’agit d’un entrelacement des êtres avec la nature. Je m’exprime avec la poésie, sans brutalité. Ainsi, je vais chercher le cœur des gens », livre Melvyn Flórez.

Son art n’est pas une mince affaire. Il doit d’abord couper des lanières d’une tôle, avant de les souder. La patience est reine. D’autres œuvres, non exposées, sont des objets courants, mais pas pour le moins artistiques: lampes d’acier, tables à trois pieds, etc. Melvyn Flórez espère que les visiteurs repartiront en étant sensibilisés à l’harmonie des peuples, ainsi qu’à la sauvegarde de la nature au sens large, parce qu’on a « un engagement avec la vie ».

Bichito, Ramalaso, Semilla, Picuya, Buleria, Llamarada, Capulo et bien d’autres oeuvres sont à découvrir et acheter à la Galerie Louise-Carrier, à Lévis.

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