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Hyndman et Paquin - L'acteur et l'humoriste
© Le Journal de Montréal
James Hyndman et Laurent Paquin

HYNDMAN ET PAQUIN

L'acteur et l'humoriste

Claudia Larochelle
05-04-2008 | 04h00
James Hyndman et Laurent Paquin forment les prochains François Pignon et Ralf Milan made in Quebec de la célèbre comédie française L’Emmerdeur, présentée sur nos planches dans une mise en scène de Carl Béchard. Même s’ils ne font qu’apprendre à se connaître, on ne doute point qu’ils feront un duo peu emmerdant.

Qu’on le veuille ou non, on a tous un côté emmerdeur. En toute franchise, quel serait le vôtre?

L.P. Quand j’embarque dans un sujet qui me passionne, des fois j’oublie que les autres ne trippent peut-être pas autant sur mes affaires…

J.H. Je peux être obstiné et têtu des fois.

Que dites-vous spontanément sur l’autre?

L.P. Sachant qu’il a accepté alors qu’il savait que j’en faisais partie, je me dis qu’il ne doit pas me haïr tant que ça (rires).

J.H. On ne se connaissait pas du tout, on s’était croisés une fois ou deux. J’avoue que jusqu’à présent, je suis enchanté par sa disponibilité, son talent, sa modestie, son intelligence. J’ai l’impression que ce sera l’fun.

Humoriste et acteur sur une même scène… Avec tout le débat entourant les gens de l’humour qui deviennent comédiens, y avait-il un malaise de part et d’autre?

L.P. Beaucoup de comédiens avec qui j’ai travaillé m’ont dit qu’ils n’avaient aucun problème à travailler avec des humoristes.

J.H. On fait des métiers où il n’y a pas de règles, c’est pour ça qu’on fait ça, tout est permis. En France, quand Dany Boon joue avec Patrice Leconte, personne ne se pose de questions.

Jouer l’été, est-ce plate ou enivrant?

L.P. Ça fait plusieurs étés que je travaille à cause du Festival Juste pour rire, je suis habitué. Un été de repos, je ne sais pas c’est quoi.

J.H. Ça m’a fait hésiter et réfléchir d’abord. Cet été, la proposition et la pièce, tout ça a fait que j’avais envie. Je vois ça comme du bonbon et du plaisir. Qu’est-ce qui vous irrite profondément chez autrui?

L.P. Les «Jos Connaissant». Lorsque peu importe le sujet que tu abordes, cette personne sait de quoi il s’agit.

J.H. La familiarité excessive, même si je n’étais pas acteur. La vulgarité m’insupporte aussi, je préfère la réserve.

La femme emmerdeuse est-elle différente de l’homme?

L.P. Si elle est jolie, ce sera plus difficile de la remettre à sa place. Là, on devient un peu cons.

J.H. Peut-être qu’on a des réflexes avec la femme qu’on n’a pas avec l’homme. On est peut-être moins patient avec ce dernier.

Quel est le défi d’acteur dans L’Emmerdeur, qui a été louangé au cinéma et sur les planches en France?

L.P. De ne pas chanter comme Jacques Brel, qui interprétait le personnage de François Pignon dans le film. Je vais essayer d’amener des idées qui sont plus près de ce que je suis.

J.H. Mon défi, c’est d’oublier Lino Ventura, qui incarnait Ralf Milan dans le film. J’adore cet acteur, son jeu, sa sobriété. Je n’ai ni son talent, ni son physique. Dans les duos, il y a une dynamique à deux à trouver aussi. On y arrivera, c’est sûr.

L’Emmerdeur, de Francis Veber, dans une adaptation de Jean-Philippe Pearson et une mise en scène de Carl Béchard, avec James Hyndman, Laurent Paquin, André Lacoste, Pierre Chagnon, Violette Chauveau et Mathieu Quesnel. Dès le 25 juin au Monument-National, dès le 7 août au Chapiteau Saint-Sauveur.

Laurent Paquin animera des Galas Juste pour rire les 6 et 7 juillet au Théâtre St-Denis 1. Renseignements au www.hahaha.com

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