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La Casta Flore - Une folie avec presque pas de fausses notes...
© Photo Le Journal de Montréal
Les personnages de La Casta Flore évoluent dans un univers visuellement faste. Costumes et décors d’époque sont somptueux.

LA CASTA FLORE

Une folie avec presque pas de fausses notes...

Bruno Lapointe
Le Journal de Montréal
13-01-2008 | 11h43

Somptueuse et réellement hilarante, La Casta Flore offre un divertissement presque sans fausse note. Voilà une oeuvre inspirante qui démontre à quel point il est important de croire en ses rêves, peu importe les tenants et aboutissants.

Dans les années 1940, Florence Foster Jenkins était la pire chanteuse de tous les temps.

Pourtant, partout où elle se donnait en spectacle, les foules s'agglutinaient, les salles se remplissaient, entretenant le mythe de la Casta Flore.

De l'embauche de son pianiste jusqu'à son triomphe à Carnegie Hall, cette pièce est la chronique du parcours de cette interprète pour le moins singulière.

Cette Florence Foster Jenkins a bel et bien existé. Riche héritière, elle a pu se payer les plus belles salles de concert.

Malgré son manque total de talent et son incapacité à chanter juste, cette soprano était convaincue qu'elle était une interprète hors pair.

Remarquable Pierrette

Dans le rôle-titre, Pierrette Robitaille est une véritable révélation.

Non seulement fausse-t-elle divinement bien, elle s'approprie la scène et met le public dans sa poche dès les premières répliques.

Dynamo de talent et d'énergie, cette comédienne chevronnée nous apparaît sous un nouveau jour. Personne n'aurait été mieux désigné pour interpréter ce personnage.

Elle partage la scène avec Benoît Brière. Les deux interprètes sont liés par une complicité bien évidente qui donne lieu à de savoureux échanges.

Connivence

Tous les comédiens de La Casta Flore sont d'ailleurs en parfaite synergie.

Pauline Martin, Normand Lévesque, Danièle Lorain et Alexandrine Agostini complètent la distribution de cette pièce qui en met plein les yeux...et les oreilles.

Tous ces personnages évoluent dans un univers visuellement faste. Costumes et décors somptueux permettent aux spectateurs de s'imprégner de la richesse des atmosphères, proposant un véritable voyage hautement divertissant.

Des longueurs teintées de folie

Bien que La Casta Flore puisse par moments paraître longue, environ deux heures et demie incluant l'entracte, l'intérêt n'est jamais complètement disparu.

Les gags sont réguliers, ce qui permet de happer les spectateurs d'une vague de douce folie dès que l'envie leur prend de regarder leur montre.

Ne serait-ce que pour redécouvrir le talent comique de Pierrette Robitaille ou tout simplement passer une soirée théâtrale de haut calibre, La Casta Flore est une oeuvre accessible et haute en couleur.

Jamais se faire marteler les tympans n'aura été aussi plaisant.

La Casta Flore, au Théâtre Jean- Duceppe jusqu'au 9 février.

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