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Sculpture - Claude Desjardins et ses Soldates de la paix
© Geneviève Riel-Roberge - Canoë
Claude Desjardins et ses soldates de la paix

SCULPTURE

Claude Desjardins et ses Soldates de la paix

Geneviève Riel-Roberge
12-01-2008 | 20h25
Claude Desjardins, sculpteure de Montréal, a profité de la tenue du Salon 1000 et une solutions pour nous et la planète pour exposer quelques-unes des 1 000 Soldates de la paix en argile, fabriquées au Québec et en Colombie-Britannique. Souhaitant fabriquer la contrepartie d’une œuvre chinoise datant de plus de 2200 ans, la sculpteure a initié en 2002 un projet de paix basé sur la création de 1 000 de ces statuettes sur chacun des continents.

C’est à la suite des événements du 11 septembre 2001 que Claude Desjardins a effectué une prise de conscience l’amenant à s’interroger sur l’origine des guerres. « Ça m’a bouleversée. Je me suis questionnée à savoir pourquoi la guerre prenait tant d’ampleur dans le monde. Je suis devenue de plus en plus consciente des celles que je me livrais à moi-même », affirme-t-elle. Cette introspection l’a amenée au cœur d’elle-même « le seul endroit où l’on peut changer les choses ».

« Les guerres sont causées par le déséquilibre entre l’essence féminine et masculine. L’attente, l’intuition, l’introspection et la gratitude sont des éléments féminins qui ne sont pas valorisés dans notre société », avance celle qui a démarré son projet en Colombie-Britannique, en 2002.

Un geste concret
Souhaitant créer une contrepartie de paix à l’armée de soldats en terre cuite grandeur nature, réalisée pour l’empereur chinois Qin Shihuangdi en l’an 221 avant Jésus-Christ, Claude Desjardins a mis en action sa vision à travers les 21 premières Soldates de la paix qu’elle a sculptées. Elle a ensuite conçu un atelier où hommes, femmes et enfants peuvent créer leur propre Soldate de la paix et ainsi prendre conscience que leurs conflits intérieurs sont, selon la sculpteure, à l’origine de bien des conflits mondiaux.

Mesurant environ neuf pouces de haut, les sculptures sont nues plutôt que prisonnières d’une armure comme le sont les soldats de l’œuvre chinoise. Elles portent la flamme de la paix plutôt que l’épée.

Quand les 6 000 soldates vont être faites (1000 sur chacun des six continents), on va s’échanger des soldates d’un continent à l’autre et créer des lieux de paix, un par continent. « Des échanges entre les gens se feront. Plus on va se mêler entre nous, plus on va comprendre ce qui se passe dans le monde », indique la sculpteure pour qui la guerre est le fruit d’un manque d’amour, face à soi et aux autres. Elle insiste sur l’implication de chacun pour l’atteinte de la paix : « Chaque individu doit devenir proactif, c’est ainsi qu’on peut aspirer à la paix dans le monde ».

Site d’exposition recherché
L’artiste, qui veut aussi créer ce qu’elle qualifie de «centres d’entraînement de la paix, en contrepartie des centres d’entraînement pour la guerre», ne cache pas son désir de trouver une vitrine pour les 1000 soldates. Son prochain atelier à Québec, dont le lieu n’est pas encore déterminé, se tiendra le samedi 2 février à 13 heures. Notons en terminant que son travail lui a valu la médaille de la paix du YMCA du Canada le 22 novembre dernier.

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