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À l’Université Laval en fin de semaine - Un tournoi d’impro de fort calibre
© Geneviève Riel-Roberge - Canoë
De gauche à droite, Thierry Bilisko, Marion Billy, Sylvain Lefèvre, Audrey Boudon et Fatima Ammari (agenouillée), de l’Arrosoir.

À L’UNIVERSITÉ LAVAL EN FIN DE SEMAINE

Un tournoi d’impro de fort calibre

Par Geneviève Riel-Roberge
05-01-2008 | 18h47
Du 4 au 6 janvier, les joueurs de dix ligues d’improvisation, dont deux européennes, l’Arrosoir et Lilyade, se disputeront des matchs tous plus loufoques et endiablés les uns que les autres à l’amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins de l’Université Laval. Dix-huit parties, dont quinze gratuites, sont au programme.

L’ambiance était déjà bonne à l’amphithéâtre Hydro-Québec en début d’après-midi, même si davantage de spectateurs affluent aux matchs du soir. Les thématiques les plus originales étaient proposées aux joueurs de la LIQ (Ligue d’improvisation de Québec) qui jouaient, plus tôt en journée, contre ceux de l’Arrosoir, de Paris : le train du Nord, petit mensonge deviendra grand, la honte et l’école du cinéma en étaient quelques-unes. Les joueurs ont rivalisé d’audace dans leurs improvisations, déclenchant l’hilarité générale à plus d’une reprise avec leurs mimiques et leur gestuelle.

Potentiel
Adepte de la LIQ depuis trois ans, Bertrand Bonnot ne tarit pas d’éloges concernant le potentiel des joueurs d’improvisation. « Je trouve qu’ils sont incroyables. Le fait d’être en danger sur la scène, de devoir, en très peu de temps, improviser un scénario, un décor, de savoir quoi dire et quoi faire… c’est impressionnant », commente-t-il.

Martin Juneau, un des joueurs de la LIQ, affirme jouer par plaisir et trouver cocasses les petits quiproquos pouvant parfois naître des différences d’accent lors des dialogues entre joueurs français et québécois. « Nous parlons la même langue, mais il y a toujours de petits quiproquos. C’est bien de faire des rencontres internationales dans un tel tournoi d’impro. Il y a beaucoup de gens qui ont fait de l’impro qui se sont retrouvés à la télé ou au théâtre », ajoute celui qui en est à son deuxième passage à l’OPEN à titre de joueur.

Certains joueurs viennent de loin pour l’événement. C’est le cas de Thierry Bilisko et d’Audrey Boudon, de la ligue l’Arrosoir, de Paris. « Ça fait 10 ans que je fais de l’improvisation, mais c’est ma première année à l’OPEN. Il y a des équipes super, l’ambiance est bonne et le niveau de jeu aussi. Il y a plein de joueurs à découvrir », commente Audrey Boudon qui, tout comme ses acolytes Fatima Ammari et Marion Billy, est comédienne professionnelle dans la vie.

Selon Louis-Olivier Pelletier, président de la LUI et organisateur en chef du tournoi, 250 spectateurs sont attendus pour les finales qui auront lieu dimanche à 19h30 : « Nous nous attendons à ce que, vers 15 heures, la salle soit pleine à 75 % ».

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