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Saltimbanco -  La magie est restée intacte
©PC
Une scène du spectacle Saltimbanco

SALTIMBANCO

La magie est restée intacte

Marie-Joëlle Parent
Le Journal de Montréal
20-12-2007 | 06h39
Après 13 années de vagabondage autour de la planète, Saltimbanco est rentré au bercail hier soir. Après 4000 représentations, le plus vieux spectacle du Cirque du Soleil s'est transporté au Centre Bell. Du chapiteau à l'aréna, la magie est restée la même.

Dehors, la tempête soufflait et les voitures klaxonnaient. Le chaos total. À l'intérieur, les 6 500 spectateurs se sont retrouvés dans une autre ville, Saltimbanco. Pas de neige, pas de temps qui file.

D'épais rideaux noirs coupaient l'espace en demi-lune, créant une relative intimité.

Après Delirium, Saltimbanco devient le premier spectacle de tournée "classique" du Cirque du Soleil a être présenté en aréna. Le show s'arrêtera dans 40 villes du Canada et des États-Unis.

Dès 19h30, les Saltimbanques ont débarqué dans les gradins, jouant des tours à la foule, arrosant un pauvre spectateur, chatouillant un monsieur en costume, en déshabillant un autre.

Puis les cloches ont sonné, le maître de piste est entré et la magie a opéré. Le grand rideau s'est levé sur une scène tapissée de fleurs. L'hymne légendaire de Saltimbanco a retenti.

Le spectacle a débuté avec trois contorsionnistes avec des corps faits de pâte à modeler. Un numéro aussi artistique qu'athlétique, de la poésie en mouvement.

Le populaire numéro de Mâts chinois a suivi. Les Saltimbanques se mettent alors à grimper sur des poteaux de huit mètres, comme Spider-Man sur ses gratte-ciel.

Mondes

Place à Eddie le clown à bretelles. Un mime incroyable qui, grâce au bruitage, nous emmène dans toutes sorte de mondes, sous l'eau comme aux cieux.

Suit le numéro de bicyclette acrobatique, qui a remplacé le numéro de fil de fer pour des questions de sécurité. L'acrobate frôle dangereusement les bords de scène sous les «oooh!» du public.

Et que serait une ville sans son jongleur de place publique? Combien de balles lançait- il? Impossible de compter tellement ça allait vite.

Un homme et une femme ont ensuite envahi la scène pour faire tournoyer leurs boleadoras, des cordes avec des poids fixés au bout qu'ils font résonner sur le plancher. Ils sont deux seulement, mais on se croirait un dimanche au tam-tam du mont Royal.

Les émotions fortes atteignent leur sommet après l'entracte, avec un numéro de balançoire russe, cette espèce de catapulte qui les propulse neuf mètres dans les airs pour atterrir sur les épaules de leurs collègues ou sur un simple bâton! À retenir son souffle.

Le spectacle se poursuit en hauteur avec deux acrobates qui se balancent aussi haut que le plafond sur un même trapèze. Elles se lancent dans le vide sans filet. De la haute voltige à donner le vertige.

Eddie est ensuite revenu dans un numéro hilarant de duel western mimé avec un monsieur du public qui l'a suivi dans son délire.

Les deux derniers numéros de la soirée étaient celui de main à main, où deux hommes forts défient les lois de la gravité, et celui devenu un classique: les bungees. Quatre hommes attachés à des élastiques s'envolent comme des oiseaux bercés par de l'opéra.

Après deux heures d'évasion totale et de rires, on a quitté Saltimbanco pour les rues enneigées de Montréal.

Vedettes

Plusieurs personnalités artistiques étaient présentes hier soir.

Ginette Reno avait revêtu son kit de Noël pour l'occasion. Chandail avec sapin et casque de lutin en prime. Natalie Choquette est venue avec deux de ses trois filles. Luce Dufault était avec sa fille, Lunou.

Étaient également attendus: Claude Meunier, les gars de Mes Aïeux, Luc De Larochellière, Guylaine Tremblay, Joe Bocan, Anne Dorval et Pascale Bussières.

  • Saltimbanco est présenté jusqu'au 30 décembre au Centre Bell.

  • La première a eu lieu en 1992 à Montréal. Depuis, le spectacle a été présenté dans 75 villes sur cinq continents pour un total de 4 000 représentations devant plus de 9,5 millions de spectateurs.

  • Saltimbanco est le 7e spectacle créé par le Cirque du Soleil, c'est aussi le plus ancien à être encore présenté.

  • Le langage caractéristique des personnages est inspiré des bruits de la rue.

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