CASSE-NOISETTELa référence en matière de dansePhilippe Meilleur 08-12-2007 | 04h00
Déjà, des dizaines et des dizaines d’enfants s’entraînent avec détermination à devenir les petits moutons, soldats et souris du ballet. À l’atelier de costumes, les artisans s’affairent à mettre la touche finale aux vêtements que les danseurs porteront. Les danseurs adultes qui tiennent certains rôles principaux sont eux aussi en répétition. Il faudra plus de deux semaines de dur labeur à ces professionnels de la danse pour parfaitement maîtriser les pas de la pièce.
En quelques lignes
Le grand manitou derrière tout ça, c’est André Laprise. Le répétiteur des élèves prend quelques minutes de repos entre deux séances d’entraînement avec les enfants pour discuter de la pièce qu’il s’apprête à offrir au public. «C’est un privilège pour moi de travailler avec les enfants, débute-t- il, souriant. Je baigne dans leur magie heure après heure.» À l’entendre nous décrire l’excitation qui le gagne chaque année lorsque vient le temps pour lui de préparer Casse-Noisette, on sent que l’homme est animé par une passion de la danse immuable. «Ce ballet est un véritable festin pour les yeux, dit-il. Cela fait 25 ans que je le vois, et je me fais encore happer par sa puissance et sa beauté. Imagine quelqu’un qui y assiste pour la première fois…» «Casse-Noisette est un très bon ballet pour découvrir l’art de la danse, poursuit-il. Et pour beaucoup de familles, il s’agit d’une espèce de réveillon annuel.» L’édition 2007 aura d’ailleurs une connotation particulière: Fernand Nault, qui a créé la version de Casse- Noisette des GBC Men 1964, a en effet rendu l’âme l’année dernière, au lendemain de Noël. «C’était un chorégraphe de génie et je remercie la vie tous les jours de l’avoir rencontré, dit André Laprise à son sujet. Il a fait des choses tellement belles que je suis impressionné à la seule idée de les faire moi-même.»
Émerveillement C’est du moins ce qu’affirment Isabelle Paquette et Guillaume Pruneau. Ces deux danseurs, qui ont tous les deux participé à la production lorsqu’ils étaient plus jeunes, en tiennent cette année deux rôles principaux. «C’est une oeuvre qui fait redécouvrir l’enfance et l’émerveillement que l’on a perdu en devenant adulte», explique Guillaume Pruneau, alias le cavalier de la reine des Neiges. «D’autant plus que c’est l’un des seuls héritages montréalais qu’il nous reste en danse, dit Isabelle Paquette, qui interprète la reine. C’est aussi important de connaître Casse-Noisette que Broue ou le Canadien de Montréal. Ça fait partie de notre identité.» Casse-Noisette est présenté jusqu’au 9 décembre au Grand Théâtre de Québec et du 15 au 30 décembre à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.
|