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Peter MacLeod - Toujours aussi corrosif
© Photo Canoë/Reine-May Crescence
Peter MacLeod est de retour avec son troisième spectacle.

PETER MACLEOD

Toujours aussi corrosif

Reine-May Crescence
27-11-2007 | 17h30
Peter MacLeod est de retour à Québec pour son troisième spectacle solo «MacLeod 3e round» après une longue tournée à travers toute la province de 500 représentations devant 300 000 spectateurs. Le très corrosif Beauceron ne s’était pas présenté avec du nouveau matériel depuis sept ans. Il prévient que ce spectacle sera du MacLeod tout craché! C’est-à-dire qu’il dira haut et fort ce que tout le monde pense tout bas.

Libre sur scène

Contrairement à d’autres humoristes qui évitent certains sujets sensibles liés à l’actualité, Peter MacLeod fonce dans le tas. Il va aborder tous les sujets qui l’intéressent ou l’énervent, comme les accommodements raisonnables par exemple.

«Ce n’est pas vraiment le sujet qui m’énerve, c’est la façon dont on l’aborde. Dans ce numéro, je dis que la commission Bouchard-Taylor est une perte de temps existentielle. On est rendu à demander à des gens qui viennent chez nous et adoptent le Québec la permission de s’ajuster à eux. C’est quand même incroyable!», s’exclame Peter MacLeod qui n’a pas peur de dire ce qu’il pense.

«Je suis tanné de marcher sur des œufs. La liberté de parole et la liberté tout court, c’est ce que nous avons de plus précieux et j’y tiens. Ces sujets sont abordés dans le cadre bien précis de mon spectacle et les gens qui viennent me voir acceptent ma franchise», poursuit l’humoriste.

Outre les accommodements raisonnables, Peter MacLeod survolera d’autres sujets qui lui tiennent à cœur comme les gars moumounes et la jeunesse uniformisée. «Je me demande si les jeunes d’aujourd’hui vont avoir la même jeunesse que j’ai eue. On se pose des questions lorsqu’on voit cette surprotection de la société où l’on n’a plus le droit de rien faire. J’ai vécu à la campagne et j’ai eu une enfance formidable sur un grand territoire où je pouvais monter dans les arbres. Dans mon spectacle, je dis qu’on peut prendre plaisir à jouer dans la neige, mais si on veut grimper aux arbres, faut oublier la crème solaire.»

Il parlera aussi des effets pervers des nouvelles technologies, de l’écologie et dressera le portrait de la femme idéale obtenu grâce à un logiciel sophistiqué pour finir par une rencontre de gars qui tentent de faire ressortir le peu de virilité qui leur reste.

Heureux dans la vie

Les fans de MacLeod vont s’en donner à cœur joie et ses détracteurs en profiteront peut-être pour le traiter encore de vulgaire. Mais l’humoriste n’en a que faire. «Ma drogue, c’est la scène et faire rire le monde pendant deux heures. Je suis conscient d’avoir créé le personnage que je suis, mais ceux qui viennent me voir m’aiment ainsi. Et puis, quand on voit tout ce qui se passe sur le Web et à la télé aujourd’hui, je ne me considère pas comme vulgaire», déclare l’humoriste qui n’a pas du tout l’intention de s’assagir. «À quoi ça sert de s’assagir? S’assagir, c’est se taire et la liberté de vivre est entre nos deux oreilles.»

Peter MacLeod avoue avoir fait du ménage dans son entourage, surtout sentimental et dit se sentir «parfaitement heureux» dans sa vie avec sa petite équipe de production avec laquelle il a eu du plaisir à travailler d’arrache-pied pour monter ce spectacle. Il dit aussi ne pas fréquenter les soirées VIP bien trop superficielles à son goût. «Je suis un gars bien simple qui aime jaser avec du monde bien ordinaire», conclut l’artiste qui se produira à la salle Albert-Rousseau les 12, 13, 27, 28 et 29 décembre prochain.

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