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© Reine-May Crescence (Canoë) |
Rachid Badouri |
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HUMOUR
Rachid Badouri nous fait son cinéma
Reine-May Crescence
15-11-2007 | 20h23
Avec son petit chapeau à carreaux vissé légèrement de travers sur son crâne rasé et sa chemise blanche brodée de ses initiales, Rachid Badouri a fière allure. Il possède assurément la classe et le style des gens du Sud. « Mon père aimait beaucoup s’habiller à la James Dean quand il était jeune et il est encore très élégant. Ça doit venir de lui », confie Rachid qui porte des vêtements confectionnés par le cousin de son gérant.
Rachid de A à Z
Rachid Badouri était à Québec pour promouvoir son spectacle solo qui casse la baraque avec déjà une soixantaine de représentations et des dates qui s’étirent jusqu’à l’automne 2008. « Dans ce spectacle, on me connaîtra davantage. Le public me verra en agent de bord, en vendeur chez Future Shop, en animateur de mariage. Sur scène, je présente mes passions que sont la danse, le cinéma, la famille, les accents créoles, vietnamiens, latinos et québécois. J’incarne aussi mon père en exagérant son accent », explique Rachid qui retracera un peu son parcours d’humoriste dans cette mise en scène signée Guy Lévesque.
« Mais attention, il ne s’agit pas de donner dans le cliché. Je rentre véritablement dans la peau de différents personnages et il y a une grosse interaction avec le public à un moment donné. Tout au long du spectacle, je ne laisse pas au spectateur le temps de respirer. Mes yeux se promènent partout, mes oreilles captent tout et j’interagis avec le public », précise l’humoriste qui éprouve un réel plaisir à rejouer le spectacle qui prend chaque soir une tournure différente devant un nouveau public.
L’humour en famille
Que de chemin parcouru pour le lauréat du prix Révélation du Festival Juste pour rire en 2005 et Découverte de l’année au Gala des Oliviers en 2006 qui avoue baigner dans l’humour depuis son enfance. « Mon père était drôle de nature et je suis le clone de mon oncle Tijani qui parle cinq langues, vit en Hollande et travaille comme espion. Lorsqu’il vient dans la famille, c’est lui l’humoriste et je deviens alors un simple spectateur », avoue Rachid Badouri.
On ne peut s’empêcher d’avoir l’air interrogateur devant cette déclaration, car souvent avec Rachid, on ne sait pas s’il dit vrai ou s’il blague. Mais il avoue que cette histoire est authentique. D’ailleurs, l’humour est une affaire de famille puisque sa sœur Louisa, très drôle aussi, ne tardera pas à se faire connaître, affirme-t-il.
Une carrière au cinéma
Hasard ou heureuse coïncidence? Le cinéma lui fait de l’œil. Si rien n’est encore ficelé, Rachid Badouri vient tout juste de rencontrer un agent de casting très connu en France qui veut lancer sa carrière cinématographique. « Cet agent dit apprécier mon authenticité. Mon gérant et moi partons à Paris en février 2008 et pendant une semaine, nous rencontrerons des professionnels en recherche de talents. Après, ça devrait aboutir à quelques propositions intéressantes », espèrent Rachid Badouri qui croise les doigts et mise beaucoup sur ce projet, car le cinéma c’est son rêve. « J’ai toujours rêvé d’incarner le rôle d’un truand ou d’un mauvais garçon pas loin de la démence », conclut Rachid Badouri qu’on imagine bien dans ce genre de rôle. Rachid Badouri se produira à la salle Albert-Rousseau le 6 décembre à 20 heures.