PETER MACLEODL'humoriste vide son sacAgnès Gaudet Le Journal de Montréal 18-11-2007 | 05h00
MacLeod redevient un gamin ricaneur quand il survole ses nouveaux numéros et il a drôlement l’air fier de son coup. Son show débute avec un parallèle entre notre enfance et celle, bien différente, des enfants d’aujourd’hui. Peter se questionne aussi sur l’évolution de la technologie, nuisible ou utile. Il porte un solide juge- ment sur la société matriarcale actuelle, remplie «d’enfants moumounes qu’on n’ose plus chicaner pour ne pas les traumatiser, d’hommes moumounes, de lois moumounes qui surprotègent les jeunes, un monde à moitié fou», dit-il. En deuxième partie, MacLeod surprend avec le numéro du gars qui réalise que tout, mais vraiment tout, est de la merde, même les amis et le bonheur lui-même. L’humoriste effleure aussi les fameux accommodements raisonnables. Il cherche le portrait de la femme idéale, son âme sœur compatible, grâce à un logiciel. Il parle de choses «qui ne se disent que dans le noir» et ferme pour l’occasion les lumières du théâtre. Il finit avec un meeting avec les gars, et avec l’aide des femmes, tente de retrouver en eux le peu de mâle viril qui reste. GRAND MÉNAGE Les relations hommes/femmes, qui prenaient auparavant beaucoup de place dans ses shows, prennent un peu le bord. C’est se demander s’il y a un lien avec le «grand ménage» qu’il a fait dans sa vie personnelle et ses déceptions amoureuses. «Il faut peut-être que je me rende à l’évidence. Je ne suis peut-être pas un gars de couple, avoue-t-il. Pourtant j’ai des bonnes valeurs, j’aime la campagne, je suis fidèle, je suis un gars de famille et je veux des enfants. Mais ça ne mène rien tout ça. Au bout de deux ans, tu découvres la vraie personne que tu avais rencontrée. Une autre personne.» Peter vide son sac et critique ouvertement celles qui ont tenté de brimer sa liberté. «Le jour où elle te dit Tu vas encore voir tes chums? T’es allé hier! là, ça ne marche plus. Je suis un homme libre, moi.» «J’ai failli m’étouffer quand j’ai vu l’an- nonce de Home Depot où la fille donne la permission au gars de s’acheter une drill. Moi, j’en ai cinq drills et ce n’est des affaires à personne. Vivre et laisser vivre. «C’est pourtant simple. Moi, je ne veux voir que moi dans les yeux de ma blonde. Pas parce que je lui ai mis des oeillères, mais parce que même si elle voit tout l’univers devant elle, c’est moi qu’elle choisi.» |