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Dernière de Show d’vaches  - Les « vaches » iront brouter ailleurs
© Reine-May Crescence (Canoë)
Myriam Leblanc, Véronique Côté, Érika Gagnon et Annie Larochelle des Productions Chacun cherche sa chatte dans le bain de la création jusqu’au cou!

DERNIÈRE DE SHOW D’VACHES

Les « vaches » iront brouter ailleurs

Reine-May Crescence
01-11-2007 | 20h02
Le Show d’vaches au Bitch Club Paradise tire sa révérence. Du 20 au 30 décembre prochain, ce groupe de femmes fera ses dernières apparitions sur scène avant que chacune parte brouter dans de nouveaux et verts pâturages. Ce n’est pas parce qu’elles n’ont pas de plaisir ensemble, bien au contraire. Après deux années à guichets fermés, ce cabaret théâtral a prouvé qu’il y avait un vide à combler dans le domaine. Récipiendaire de plusieurs prix, le spectacle a même été considéré comme une des meilleures productions de l’année dernière.

Trop lourd à gérer
« Par contre, c’est une production très lourde à gérer et à mettre en place », expliquent les directrices artistiques du projet, Véronique Côté, Érika Gagnon, Annie LaRochelle et Myriam Leblanc. « Beaucoup de comédiennes et de créatrices sont impliquées dans cette aventure et nous ne pouvons pas récolter plus de subventions. Déjà, le fait que nous soyons toujours là trois ans après est déjà exceptionnel. Ce n’est pas non plus un spectacle conçu pour une tournée, ce qui exigerait une trop grosse logistique. Nous préférons partir en pleine gloire », expliquent-elles.

D’après les filles, les 100 000 $ qui servent à financer le spectacle ne suffisent pas : « Il y a plein de petits détails qui n’entrent pas dans ce budget, comme la direction artistique que nous assumons bénévolement. En réalité, il faudrait doubler la mise pour véritablement faire nos frais.»

Petit retour en arrière pour les néophytes. Un soir, dans un café, les quatre comédiennes Érika Gagnon, Annie LaRochelle et Myriam Leblanc papotent théâtre. Grosse discussion qui aboutit à la conclusion que le théâtre en général ne fait pas la part belle aux rôles féminins. L’idée d’un espace de liberté artistique voit le jour et dans la foulée, le Show d’vaches, une sorte de cabaret melting-pot truffé de musique, de monologues, de chansons, de sketch, de délires féminins et de frous-frous. Dans une joyeuse ambiance de party drôle et percutant, imparfait et pur, burlesque et grotesque, bucolique et sensuel, des femmes parlent des préoccupations de femmes sans jamais tomber dans la revendication, osant même la dérision.

Des taureaux dans le pâturage
Cette année et pour la dernière fois, on prend la même gang de filles des productions Chacun cherche sa chatte, on invite quelques taureaux dans la prairie et on recommence! L’arrivée dans le troupeau d’une gang de taureaux (peut-être déguisés en génisse, qui sait!) pour, disent-elles, « swinguer la baquaise » et casser la baraque avec dix chansons et une trentaine de numéros kaléidoscopiques, éclatés, transformés racontant la femme, ses rêves, ses colères, ses amours, ses désirs, ses délires et ses contradictions dans une formule cabaret plus inclusive. Chaque soir, onze comédiennes, quatre musiciennes et ces messieurs mettront le feu aux planches du théâtre Périscope.

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