DEMAIN AU ST-DENISDenis Bouchard reprend son one-man-show ¡Bang!David Patry Le Journal de Montréal 17-10-2007 | 12h48
En remontant seul sur scène, Denis Bouchard a retrouvé ses racines. Habitué aux grosses productions et aux plateaux de télévision qui fourmillent de monde, il s'était peu à peu éloigné du côté intimiste des planches. ¡Bang !, il l'a créé à une époque où des portes s'ouvraient pour lui en Europe. C'est pourtant seul et vulnérable qu'il a décidé de revenir sur scène. «À un moment donné dans ta vie, tu dois faire des checkpoints comme ça, ça s'impose tout seul. De se dire qu'est-ce que j'ai fait, qu'est-ce que je veux faire?» raconte Denis Bouchard. Bel accueil en mars Après que les critiques lui eurent réservé un bel accueil en mars dernier, il a présenté son spectacle une trentaine de fois devant un public curieux de voir ce que le Lulu de Lance et Compte ou le Hugo d'Annie et ses Hommes pouvait livrer dans un one-man-show. ¡Bang! n'a pas cessé d'évoluer depuis. «Je dirais qu'il y a à peu près 30 % du spectacle qui est différent. C'est dans l'ordre des choses, c'est ça, la création, c'est toujours en mouvement», affirme Denis Bouchard. La finale a changé, des personnages ont sauté, d'autres se sont ajoutés et des scènes de Bobby, le plus aimé du public, ont été ajoutées. Mais lors des représentations à Sherbrooke, au début du mois, l'artiste pense avoir finalement trouvé la version définitive de son oeuvre. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à improviser, une façon de faire qui le garde vivant. «J'aime ça que ça swingue, que le show ne soit jamais pareil», explique-t-il. Sur la corde raide ¡Bang!, c'est l'histoire d'un magnat de l'industrie du spectacle qui frappe un mur. Denis Bouchard y incarne une bonne douzaine de personnages qui interagissent grâce à la technologie des écrans géants. Bien sûr, qui dit technologie dit pépins. «Il est arrivé un soir qu'un écran lâche», révèle Denis Bouchard. En coulisses, les techniciens voulaient s'arracher les cheveux de la tête. Sur scène, il gardait habilement les rênes de son spectacle en improvisant. Parce que Denis Bouchard ne considère pas les écrans comme des béquilles, loin de là. «C'est quand même moi sur les écrans! lance celui qui aime jouer avec le feu. C'est accessoire, les écrans. Je pourrais le faire sans, mais ce serait très essoufflant. Un jour, peut-être que je vais le faire», dit-il. «Il faut que ce soit sportif. Il faut qu'il y ait un danger, que le public sente que je suis sur la corde raide.» |