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Festival international du conte Jos Violon de Lévis - 7 pays, 10 jours et 30 conteurs
© Photo Canoë Marc-André Boivin
L’équipe du festival. De gauche à droite: Oliva Dubé-Valcourt, Simon Nolet, Suzanne Bonnette, Jacques Clermont, Louis-Marie Asselin, Carole Légaré, le personnage Jos Violon et Chantal Dandurand.

FESTIVAL INTERNATIONAL DU CONTE JOS VIOLON DE LÉVIS

7 pays, 10 jours et 30 conteurs

Marc-André Boivin
09-10-2007 | 20h51
Il n’y a pas qu’au Québec où mythes et légendes font jaser. La preuve, pas moins de sept pays seront représentés lors de la cinquième édition du Festival international du conte Jos Violon de Lévis. En plus du Québec, des conteurs du Liban, de la Tunisie, de l’Écosse, du Japon, du Bénin et de la France prendront l’affiche entre le 18 et le 28 octobre prochain.

C’est Jos Violon lui-même, le célèbre conteur issu de l’univers de l’auteur Louis Fréchette, la pipe au bec, qui accueillait les visiteurs à la maison natale de celui-ci, ce mardi, lors de la conférence de presse où le comité organisateur a dévoilé la programmation de l’événement. Le conte connaît un regain d’énergie au Québec depuis quelques années grâce, entre autres, à des conteurs comme Fred Pellerin ou encore au groupe Les Tireux d’roches qui mélange conte et musique folklorique.

Un art

«C’est un art qui revient à la mode parce qu’il y a une pénétration et une prise de conscience chez les gens âgés oui, mais aussi chez les plus jeunes», affirme Jacques Clermont, un conteur qui fait aussi partie du comité organisateur du festival. Celui-ci sera d’ailleurs une des vedettes de la soirée Contes et conteurs d’ici, qui se tiendra le 21 octobre au café-théâtre Le National. «J’ai raconté toute ma vie, explique M. Clermont. Je fais plus dans la légende que dans le conte urbain, mais je n’apprends pas les histoires par cœur. Je me les approprie ce qui laisse place à l’improvisation», admet-t-il.

«Les gens ont le goût de rencontrer du vrai monde et de se faire leur propre cinéma», lance de son côté la directrice artistique du festival Carole Légaré pour expliquer la recrudescence de l’art de la parole. Cette dernière participera elle aussi à l’événement, mais à titre de chanteuse. Mme Légaré souligne que c’est l’association avec le Festival interculturel du conte du Québec, qui se tient au même moment à Montréal, qui permet à Lévis de présenter une programmation aussi diversifiée.

Programmation

«Nous avons une programmation beaucoup plus éclatée et beaucoup plus de lieux de spectacles, confie Mme Suzanne Bonnette, administratrice de la maison natale de Louis Fréchette. Nous souhaitons développer la culture du conte pour la relève en allant voir dans les écoles pour que les jeunes s’intéressent au conte», ajoute-t-elle.

Outre le café-théâtre Le National, des spectacles seront présentés un peu partout sur le territoire de Lévis, notamment à la maison natale de Louis-Fréchette, située sur le bord du Saint-Laurent, aux Galeries Chagnon, dans les bibliothèques et à l’Anglicane qui, pour une deuxième année, se joint à l’événement. La salle de spectacle accueillera d’ailleurs le 19 octobre, le conteur Jocelyn Bérubé et Yves Lambert, l’ex-bottineux souriant, qui présentera son spectacle Le Monde à Lambert.

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