EXPOSITIONPassionnés de trains miniaturesCaroline Toucheron 07-10-2007 | 19h34
Et pour ceux qui souhaitent prendre le train, l'association propose d'emprunter son réseau extérieur de 1 100 pieds, à l'échelle un et demie. Ainsi, c'est grâce au travail des membres (ou plutôt, des passionnés) de la société que l'exposition a émerveillé près de 1 000 visiteurs en deux jours, selon René Vézina, président de la SMFQ. Passe-temps collectif 35 hommes, «qui ne travaillent pas ou qui n'ont jamais travaillé avec les trains», précise M. Vézina, viennent passer leurs heures libres au club privé. Chacun y met du sien. «Certains préfèrent réaliser le décor ou s'informer des nouvelles techniques, d'autres gèrent l'électricité, par exemple». C’est un travail d'équipe accompli par des passionnés qui aiment s'amuser, les mercredis soirs, en regardant avancer leurs petits trains. «Nous organisons quelquefois des soirées opérations, entre nous, et là, nous nous amusons vraiment. Nous avons le sourire fendu jusqu'aux oreilles et nous sommes satisfaits», explique Ronald Pelletier, un des membres du club. M. Pelletier, policier à la retraite, est au club depuis 21 ans. Fils de postier, il allait tous les jours à la gare. «À l'époque, la malle arrivait par trains», dit-il. Ainsi, tombé amoureux des locomotives dès l'âge de 5 ans, il n'a réellement débuté sa passion qu'en 1969: «J'avais laissé de côté cet intérêt et à Noël 69, on m'a fait un cadeau. Je n'ai plus lâché prise». Il commence tout d'abord par se construire un réseau ferré chez lui, puis deux, puis trois et découvre le club lors d'une exposition, en 1989. Aujourd'hui, Ronald Pelletier passe quatre jours par semaine au club. «Je m'occupe de l'électricité et là, il y a toujours quelques réparations à faire. Alors, je viens remettre en état ou tout simplement regarder rouler les locomotives», poursuit-il, avec une lueur d'émerveillement dans les yeux. Mais il n'y passe pas que son temps. Son argent défile lui aussi. Il s'est même créé un budget. «Je dépense 2 000 à 4 000 $ par an dans ce passe-temps. Et quand je veux une locomotive qui est très chère, je me prive pendant quelques mois», termine-t-il. D'ailleurs, M. Pelletier patiente en ce moment pour s'acheter une toute nouvelle locomotive à charbon. |