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CULTURE MONTRÉAL

Les artistes ont beaucoup à apprendre aux entreprises

David Patry
Journal de Montréal
04-10-2007 | 12h40
Pour souder davantage le secteur des affaires et le milieu artistique, le vice-président du Conseil des arts du Canada et président de Culture Montréal, Simon Brault, propose que les entreprises privées nomment des artistes pour siéger à leur conseil d'administration.

«On sait qu'aux conseils d'administration des arts, il y a beaucoup de gens du secteur privé. Mais la réciprocité n'existe pas», déplore Simon Brault.

Pourrait-t-on ainsi voir un jour une Denise Filiatrault siéger au conseil d'administration d'une entreprise comme BCP? Le président de BCP, John Parisella, siège pourtant à celui du Théâtre du Rideau Vert. Les exemples comme celui-ci sont nombreux à Montréal.

L'idée est ressortie hier lors d'un déjeuner- causerie de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, qui recevait le Conseil des arts du Canada (CAC).

La présidente du CAC, la Torontoise Karen Kain, a raconté aux entrepreneurs présents comment elle est devenue une ballerine de renommée internationale puis une administratrice hors pair du Ballet national du Canada. Son apprentissage s'est fait en accéléré, elle qui a eu la chance d'être nommée au conseil d'administration de Brascan Financial, une société financière.

«Ce que Karen vient de décrire pour moi, c'est une situation formidable et ça peut mener à des choses extraordinaires», a poursuivi Simon Brault.

Situation gagnant-gagnant

Selon lui, les artistes ont beaucoup à apporter aux entreprises, notamment une touche de créativité de même qu'une certaine notoriété. Une compagnie qui souhaite percer en France et qui se présenterait avec un Luc Plamondon dans son conseil d'administration, par exemple, obtiendrait certainement un effet rapidement.

Le milieu de la culture aurait également beaucoup à gagner dans ce mariage administratif. La façon dont on gère, on développe et on organise la culture à Montréal s'en trouverait enrichie.

«À Toronto, cette alliance-là de haut niveau entre les artistes les plus connus et les gens d'affaires est plus forte qu'à Montréal. Il y a des leçons à tirer de ça», a soutenu Simon Brault.

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