CONSEILS DES ARTS DU CANADAQuand engagement rime avec argent sonnantDavid Patry Le Journal de Montréal 02-10-2007 | 12h08
Dans un discours presque entièrement en français, la présidente du CAC, la danseuse torontoise Karen Kain, a souligné son attachement pour Montréal et son milieu culturel bouillonnant. Un engagement qui se traduit en argent sonnant. «L'an dernier, le Conseil a distribué 35 M$ à Montréal», a-t-elle rappelé. À l'occasion de son 50e anniversaire, le Conseil a obtenu une enveloppe spéciale de 50 M$ du gouvernement fédéral. «C'est de valeur qu'on n'ait pas eu 100 ou 150 ans...» a ironisé le vice-président du CAC et président de Culture Montréal, Simon Brault. Ce dernier a rappelé l'importance de l'argent public pour les arts, même dans cette période où la recherche de fonds privés est de plus en plus active. «Il y a une liberté qui est attachée à l'argent public et cette liberté est essentielle au secteur des arts et de la culture.» Le Conseil a profité de l'occasion pour présenter les grandes orientations qui le guideront d'ici les trois à cinq prochaines années, afin de dépenser les 30 M$ que le gouvernement conservateur de Stephen Harper a rendus récurrents cet été. Cinq grandes orientations Un plan en cinq points définis à partir de «la plus vaste consultation jamais menée auprès des intervenants du secteur des arts». Plus de 22 000 artistes et organismes artistiques ont été sollicités, et le Conseil a analysé plus de 1700 réponses. Justement, au coeur de ce plan stratégique se retrouvent les artistes et les organismes artistiques, qui jouiront d'un engagement encore plus soutenu du Conseil des Arts. L'institution entend également faire la promotion de l'équité dans le Canada, qu'elle soit linguistique, régionale ou culturelle. Le Conseil souhaite aussi établir des partenariats avec les autres Conseils des Arts, comme celui de Montréal ou du Québec, afin que leur action concertée soit plus efficace. Finalement, le CAC révisera sa structure afin de mieux communiquer avec le milieu culturel et répondre plus rapidement aux changements des besoins, notamment en raison des technologies. «La prochaine étape est d'élaborer un plan d'action qui reflétera ces orientations», a affirmé Simon Brault. Le tout devrait être prêt en janvier 2008. |