LE COMÉDIEN SE DIT TOUCHÉ ET HONORÉPaul Hébert donne son nom à la maison des Petits Frères des pauvres de QuébecCaroline Toucheron - Agence Nomade 15-09-2007 | 16h06
Pourquoi avoir choisi de représenter les Petits Frères des pauvres? Je n'ai pas choisi, c’est elle! Il y a 10 ans, quand j'ai commencé, je savais que cet organisme existait, mais ce n'était pour moi qu'une organisation de bienfaisance parmi tant d'autres. Je pensais alors que les bénévoles venaient en aide aux plus démunis. Et puis, un beau jour à Montréal, Juliette Huot, représentante à l'époque de la maison, et Jean Besré, porte-parole de celle de Sherbrooke, tous deux comédiens, m'ont approché. Je me suis dit que c'était peut-être comme une tradition pour nous le fait de représenter une association... J'ai accepté en précisant que je serai là dans la mesure du possible. Étant moi-même comédien, je vis sur un coup de téléphone. Mais j'ai répondu à l'appel, pas aussi souvent que j'aurai voulu, mais quand même... Quel est votre rôle au sein de la Maison des Petits Frères des pauvres? J'ai deux rôles. Le premier, basique, d'un porte-parole. C'est-à-dire que je suis présent lors de manifestations, de fêtes, de rencontres, lorsque la presse est appelée à parler de la Maison. Cependant, j'aime demeurer près d'Éric Sedent, le directeur de la Maison de Québec, travailler avec lui et rencontrer les personnes âgées, les Vieux Amis, comme on les appelle ici... Que signifie pour vous la maison Paul-Hébert? C'est un très grand honneur, d'autant plus qu'il n'y a rien d'éclatant là dedans. Ce qui paraît sur les murs est discret, la signature est discrète et c'est dans un quartier de Québec très humble. Cela me touche vraiment et je demeure conscient que ce nom ne fait pas de moi celui qui mérite le plus. Le mérite revient aux bénévoles qui travaillent dans l'ombre et qui le font bien. Avez-vous des projets pour l'avenir au sein de l'association? Oui. Je travaille avec un autre ami à un projet de film pour la Maison. Je me suis donné pour rôle celui d'interroger les Vieux Amis au sujet de leurs souvenirs, de leurs sens de la vie, de leurs rêves, de leurs déceptions... pour créer une mémoire et un partage entre les Maisons des Montréal, de Sherbrooke. Mais nous ferons cela avec beaucoup de discrétion, de politesse et de compréhension, car on s'attaque là à un angle qui n'appartient qu'à eux seuls. Qu'est-ce qui vous touche le plus lors de vos rencontres avec les Vieux Amis? Il y a bien sûr les témoignages, mais le plus manifeste se trouve dans la joie des personnes d'être encore là, de se retrouver surtout lors de fêtes comme à Noël ou encore à Pâques. Ce sont des moments stimulants et extraordinaires. Si on peut parler de récompense, c'est là qu'elle se trouve. Est-ce que vous vous sentez Petits Frères des pauvres? Je partage les valeurs et les convictions de la Maison. Oui! Par ailleurs, est-ce que vous avez des projets en tant que comédien? Oui, mais je pourrais difficilement parler de cela aujourd'hui. |