MONTRÉALDes allègements structurels en vueDavid Patry Le Journal de Montréal 05-06-2007 | 12h01
C'est la proposition que le Conseil des Arts de Montréal (CAM) a soumise au comité se penchant sur la gouvernance culturelle de Montréal en vue du Rendez-vous Montréal Métropole culturelle de novembre 2007. «On deviendrait une structure qui assurerait une plus grande cohésion dans le développement culturel de Montréal, avec une vision plus large pour intervenir», explique le porte-parole CAM, Christian O'Leary. Réponse Il répond ainsi à Culture Montréal, qui dénonçait en février dernier la bureaucratie et la désorganisation qui règnent à Montréal depuis les défusions municipales, avec le résultat que «la main droite ne sait pas ce que fait la main gauche». Son président, Simon Brault, suggérait alors la création de l'Agence montréalaise de développement des arts et de la culture (AMDAC) pour régler le problème. Une idée qui avait été bien accueillie par la Ville de Montréal. Craignant sans doute d'être avalé par une telle agence, le Conseil des Arts se propose donc de remplir lui-même ce rôle rassembleur. «Déjà, on connaît bien tout ce qui est relié à la culture à Montréal: les artistes, les organismes, les problématiques de diffusion... «On a un leadership sur la diversité culturelle, la relève, le développement artistique et culturel et le lien avec le public», justifie Christian O'Leary. De plus grand moyens Pour tenir ce nouveau rôle, le CAM devrait élargir ses tentacules du côté du patrimoine, du design et des industries culturelles telles que l'édition, la musique, le cinéma et les festivals. «On a déjà des liens avec certains d'entre eux, mais il faudrait qu'ils soient plus soutenus», affirme Christian O'Leary. Arts Montréal aurait également besoin de plus de moyens. Le CAM emploie déjà 15 personnes et jouit d'un budget de 10 M$ consenti par la Ville. «C'est sûr qu'il va en falloir plus, mais ça va dépendre des mandats qu'on nous donne, surtout pour aller chercher les expertises qui nous manquent, comme pour le patrimoine», indique le porte-parole. Vision Du côté de Culture Montréal, on se réjouit de la proposition du Conseil des Arts. «Ce qui est formidable, c'est qu'ils achètent la vision de Culture Montréal», se félicite Simon Brault. Pour lui, qu'on parle de l'AMDAC ou d'Arts Montréal, il s'agit d'un débat secondaire. «Tout le monde comprend qu'on ne peut pas continuer à travailler séparés les uns des autres. Au moins, on est dans la bonne voie», dit-il. Il appartient maintenant à la Ville de Montréal de décider si elle accorde un mandat élargi à son Conseil des Arts. |