FÊTE NATIONALESuivez le guide!Marie-Joëlle Parent Le Journal de Montréal 11-05-2007 | 11h01
Luc Picard est le nouveau porte-étendard de la Fête nationale du Québec 2007. Il reprend le flambeau porté par Sylvie Léonard l'an dernier. Jusqu'au 24 juin, il fera une tournée de promotion dans 15 villes du Québec et devra donc se soumettre au rituel sans fin des entrevues. Un mandat qui tranche quelque peu avec sa réputation de gars qui n'aime pas trop les questions sous les projecteurs. «J'ai cette réputation, mais ce n'est pas vrai, quand j'ai quelque chose à annoncer ça va», dit l'acteur de 45 ans assis devant le pavillon aquatique de l'île Saint-Hélène, lieu de dévoilement des festivités. Le thème cette année? À nous le monde. Une façon de célébrer les incursions du Québec à l'étranger à travers ses ambassadeurs comme Julie Payette, Denys Arcand, Céline Dion, Jean Lemire ou Gilbert Rozon. Luc Picard partira donc aux quatre coins de la province avec une valise dans laquelle il rapportera des objets témoignant du succès international de chaque coin de pays. Baptême nationaliste Luc Picard se souvient de son baptême nationaliste, le moment où il a eu le grand frisson. Il avait 25 ans. «C'était l'année des accords du Lac Meech. Bourassa avait déclaré que le Québec était maître de son destin. J'étais rue Sherbrooke, il y avait des milliers de personnes et des drapeaux bleus partout, c'était très calme et serein. Diane Dufresne avait chanté Ne mets plus jamais les pieds sur mon drapeau, c'était la plus belle fête pour moi», confie Luc Picard, encore ému de cette journée. Plusieurs années plus tard et alors que le Québec rayonne à l'étranger, trouve-t-il que sa province manque de projets rassembleurs? «Oui, on n'est pas rassemblés, il n'y a qu'à regarder le résultat des dernières élections. Il y a des périodes comme ça dans l'histoire d'un peuple...», remarque le fervent nationaliste. Et la dérive du PQ? «Ils sont dans la tourmente, mais ils vont s'en sortir, je crois.» Harper Il n'y a pas qu'au Québec que la situation n'est pas rose. Luc Picard est plutôt inquiet de la façon dont la culture est évacuée des politiques du gouvernement Harper. «Les conservateurs par rapport à la culture, il faut être très vigilant. On est un peuple extrêmement créatif où l'industrie culturelle est une des plus importantes. On paie des impôts à Ottawa, on a besoin qu'il nous renvoie notre argent», dit-il. Il reprendrait bientôt son uniforme d'enquêteurIl s'est fait remarquer avec son rôle de détective dans la série Omertà en 1995. Luc Picard pourrait bien enfiler à nouveau l'uniforme d'enquêteur dans une nouvelle émission signée par les gars des Boys. Il s'agit d'une nouvelle série d'épisodes d'une heure chacun écrits par Louis Saia et François Camirand, réalisateur et scénariste des Boys. «C'est super bon. On a déjà deux épisodes d'écrits. C'est pour Radio-Canada, qui a financé le développement», précise Luc Picard. L'acteur que l'on a pu voir à la télévision dernièrement dans Bob Gratton et dans Vice caché en 2005 aura le rôle principal, celui d'un détective privé qui cherche des disparus. Il compte même réaliser deux ou trois épisodes, poursuivant ainsi dans la lignée de ses deux derniers projets: la réalisation du film L'Audition et le clip Simplement tout d'Isabelle Boulay. Luc Picard attend également la réponse de la SODEC le 14 juin pour le financement de son film Prendre le taureau par les contes, un scénario écrit par Fred Pellerin qu'il réalisera et dans lequel il tiendra un rôle. «Ça se passe à Saint-Élie-de-Caxton dans un temps imaginaire, il neige des pétales de fleurs, il y a des taureaux qui flottent dans le ciel. Alors ça prend de l'argent pour faire les effets spéciaux», dit-il. Téléfilm Canada a déjà confirmé son soutien financier, il ne manque que l'apport provincial. En attendant, Luc Picard a déjà commencé à recruter son équipe. |